Bébé né d'une greffe d'utérus : "Le défi est de faire bénéficier cette technique chirurgicale à plus de patientes", explique le médecin à l'origine de la prouesse

franceinfo
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Pour la première fois en France, un bébé est né à la suite d'une greffe d'utérus pratiquée sur sa mère. Le nouveau-né a vu le jour la semaine dernière à l'Hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) mais sa naissance a été annoncée mercredi 17 février. La greffe d'utérus à été réalisée en mars 2019 par Jean-Marc Ayoubi, chef de service de gynécologie-obstétrique et médecine de la reproduction à l’Hôpital Foch, invité de franceinfo.

franceinfo : Comment avez-vous réussi à aller au bout du processus ?

Jean-Marc Ayoubi : Le protocole de recherche court depuis 15 ans. Depuis trois ans, c'est la dernière phase qui a abouti à la greffe et puis à la naissance qui nous enchante tous. Au-delà de la prouesse chirurgicale, c'est une équipe d'une vingtaine de chercheurs qui a travaillé pendant 15 ans de façon bénévole pour arriver à ces résultats. Sur le plan humain, c'est fabuleux. Nous avions vu 250 patients atteintes du syndrome de Rokitansky, c'est-à-dire l'absence d'utérus à la naissance.

Quels sont les enjeux à présent ?

Le défi, c'est de rendre cette intervention plus facile et réalisable par beaucoup d'équipes. L'idée serait de faire bénéficier cette technique chirurgicale à plus de patientes. C'est l'enjeu, pas simplement pour nous, mais pour toutes les équipes qui travaillent sur ce protocole de transplantation à travers le monde. Il y a une vingtaine d'équipes, on échange nos données, nos expertises. On profite des expériences des uns et des autres pour ne pas répéter les (...)

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