Azerbaïdjanais attaqué à Nantes : « Ils ont essayé de me couper la langue »

Propos recueillis par Guillaume Perrier
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Le quai de la Fosse à Nantes, où a été agressé l'opposant azerbaïdjanais le 14 mars.
Le quai de la Fosse à Nantes, où a été agressé l'opposant azerbaïdjanais le 14 mars.

Le blogueur Muhammad Mirzali, 27 ans, est un opposant azerbaïdjanais. Réfugié politique en France depuis 2016, il vit à Nantes. Le 14 mars, il a été violemment agressé par trois inconnus armés, qui lui ont infligé seize coups de couteau avant de le laisser gisant quai de la Fosse, en plein centre-ville. Après plusieurs jours passés à l'hôpital, il dit à nouveau craindre pour sa sécurité. Témoignage.

Le Point : Comment allez-vous ?

Muhammad Mirzali : J'ai reçu au moins seize coups de couteau, sur tous les membres, sur le front et la nuque. J'ai encore de fortes douleurs et des vomissements. Mais j'ai préféré quitter l'hôpital. J'ai peur pour ma famille, mais je n'ai aucune protection. La police a pris ma plainte, et c'est tout.

Que s'est-il passé ?

Le 14 mars, j'ai remarqué plusieurs personnes qui me suivaient dans la rue, en sortant de chez moi, à Nantes, dans le quartier du quai de la Fosse. J'ai appelé le 17, le numéro de la police, pour leur signaler. J'ai attendu dix minutes, ils m'ont dit qu'ils envoyaient une équipe de la brigade anticriminalité. Mais quand ils sont arrivés, c'était déjà trop tard. J'ai été attaqué par trois personnes. Un quatrième conduisait leur voiture, une berline immatriculée en Allemagne. Ils étaient tous armés de couteaux, ils m'ont poignardé à plusieurs reprises. Ils m'ont ouvert la bouche et ont essayé de me couper la langue, puis une oreille, mais je me suis protégé avec les mains.

Le vice-président du parlement azerbaïdjanais [...] Lire la suite