Aya Nakamura: le styliste qui l'assignait en justice débouté par le tribunal

B.P.
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Aya Nakamura dans le clip de
Aya Nakamura dans le clip de

Un styliste, qui avait assigné en justice la chanteuse Aya Nakamura pour "parasitisme", l'accusant de s'être inspirée de son travail sans son consentement dans un clip, a été débouté par le tribunal de Paris, selon une décision consultée mardi par l'AFP.

Le styliste parisien Kyo Jino accusait Aya Nakamura d'avoir "repris" dans son clip Pookie l'idée de modèles qu'il lui avait présentés quelques mois auparavant, notamment deux robes et une fourrure, ce que contestait la chanteuse.

Il affirmait avoir transmis en décembre 2018 à l'interprète du tube Djadja un "moodboard" (ou planche de tendances) présentant plusieurs tenues et qu'une séance photo avait ensuite été organisée.

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"Porte plainte et on verra"

Le styliste, qui dit avoir travaillé avec des artistes comme les rappeurs Shay et Kaaris, estimait que, dans le clip publié le 10 avril 2019, l'artiste - Aya Danioko à la ville - s'était directement inspirée de ce travail sans le consulter.

Kyo Jino, de son vrai nom Ibrahim Coulibaly, avait alors fait part de son "indignation" sur les réseaux sociaux, ce à quoi la chanteuse, qui dément les accusations, avait rétorqué: "Si ce que tu dis est vrai, (...) porte plainte et on verra" (dans un tweet supprimé depuis, selon TV Mag). Après l'avoir mise en demeure via sa maison de production Warner Music France, il avait saisi la justice, demandant 50.000 euros pour les préjudices financier et moral.

Dans ses écritures, l'avocate de la chanteuse de 25 ans, Cerasela Vlad, avait notamment fait valoir que la comparaison entre les éléments du "moodboard" et du clip ne permettait "pas d'établir de ressemblance".

Les tenues présentent "de nettes différences", pour le tribunal

Le 15 janvier, le tribunal a rendu son jugement et rejeté les demandes de Kyo Jino, estimant que "les tenues et postures, bien qu'inspirées d'un univers commun, présentent de nettes différences".

"Le seul fait pour [la chanteuse] d'adopter des tenues du même style que celles suggérées par [le styliste] ne suffit pas à établir une reprise constitutive d'une faute", selon la décision.

Le tribunal souligne aussi que le styliste ne donne pas assez d'éléments sur les conditions dans lesquelles la planche de tendances et les photos ont été réalisées, "en particulier s'agissant d'une éventuelle contrepartie".

"Le pot de terre contre le pot de fer"

Le tribunal a condamné Kyo Jino à payer à la chanteuse 5.000 euros pour l'atteinte à son image et sa réputation et 3.000 euros en frais de justice. Aya Nakamura demandait en tout 100.000 euros pour différents préjudices.

"Naturellement on est déçus", a réagi auprès de l'AFP l'avocat du styliste, Me Jean-Marc Descoubes. "C'est l'histoire du pot de terre contre le pot de fer, on n'est pas d'accord avec l'interprétation que le tribunal a faite du litige", a-t-il poursuivi, indiquant étudier l'opportunité de faire appel.

Article original publié sur BFMTV.com