Axa compte recapitaliser sa filiale XL à hauteur d'un milliard d'euros

·2 min de lecture
AXA COMPTE RECAPITALISER SA FILIALE XL À HAUTEUR D'UN MILLIARD D'EUROS
AXA COMPTE RECAPITALISER SA FILIALE XL À HAUTEUR D'UN MILLIARD D'EUROS

PARIS (Reuters) - Axa a indiqué mardi que le groupe allait recapitaliser à hauteur d'un milliard d'euros sa filiale XL spécialisée dans l'assurance dommages des grandes entreprises, touchée tant par les conséquences de la crise sanitaire que par le coût des catastrophes naturelles.

En raison d'un nombre plus élevé de catastrophes naturelles au cours du troisième trimestre et au début du quatrième, l'assureur français s'attend à ce que ces catastrophes coûtent à XL 300 millions d'euros de plus qu'en temps normal au second semestre.

Lors d'une conférence téléphonique, Etienne Bouas-Laurent, le directeur financier d'Axa, a indiqué que cette recapitalisation devrait intervenir d'ici la fin de l'année.

"Ce sont des mouvements de capital qu'on a l'habitude de faire en permanence, qui n'ont pas d'impact sur la solvabilité du groupe, ni sur la liquidité du groupe", a-t-il fait savoir.

Interrogé sur la capacité du groupe à verser l'an prochain un dividende, le directeur financier a assuré que le groupe n'avait aucun problème pour en verser un.

"Si on regarde la profitabilité, la solvabilité et la liquidité du groupe, il n'y a aucune problème pour distribuer un dividende l'année prochaine", a-t-il déclaré tout en précisant que la décision revenait au conseil d'administration.

Alors que l'Europe fait face à une nouvelle vague d'infections au COVID-19, Axa indique que le nouveau confinement en France lié à la deuxième vague d'infections au coronavirus ne devrait avoir qu'un impact limité sur ses comptes.

Le numéro deux de l'assurance en Europe, après l'allemand Allianz, maintient du coup que la crise sanitaire liée à l'épidémie et ses conséquences économiques devraient lui coûter 1,5 milliard d'euros sur son résultat opérationnel 2020.

Sur les neuf premiers mois de l'année, son chiffre d'affaires est ressorti en baisse de 8% à 73,4 milliards d'euros.

(Maya Nikolaeva et Matthieu Protard, édité par Jean-Michel Bélot et Jean-Stéphane Brosse)