Avortement: l'opposition polonaise dénonce l'arrivée d'un «registre des grossesses»

En Pologne, l’opposition dénonce la prochaine entrée en vigueur de ce qui est surnommé « le registre des grossesses ». Le ministre de la Santé a donné son feu vert pour que les médecins inscrivent sur une plateforme numérique médicale si une patiente est enceinte dans un pays où le droit à l’avortement est quasiment interdit.

Avec notre correspondante à Varsovie, Sarah Bakaloglou

Adam Niedzielski, le ministre de la Santé, s’est voulu rassurant sur ce « registre des grossesses » en indiquant que d’autres informations allaient également être digitalisées et centralisées, dont les allergies des patients ou leurs groupes sanguins. Adam Niedzielski a aussi déclaré suivre les recommandations européennes.

Un « outil de répression » pour une parlementaire

Mais dans un pays où le droit à l’avortement a été durci sous le gouvernement actuel, qui a aussi limité l’accès à la pilule du lendemain, cette annonce a suscité de nombreuses réactions. À commencer par certains députés de l’opposition. L’une d’entre elles, la députée libérale Kamila Gasiuk-Pihowicz, a qualifié ce registre « d’outil de répression [...] pour pouvoir persécuter et contrôler les femmes polonaises ».

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