Avortement : dans l’Antiquité, le «pater familias» avait tous les droits

Dans la Rome antique, l’autorité du père

Jusqu’au IIIe siècle après J.C. dans l’Histoire de l’Antiquité, il n’existe aucun texte législatif qui condamne l’avortement. C’est le premier élément d’analyse que tient à rappeler l’historien Jean-Christophe Courtil. Alors que le débat sur l’IVG a été relancé aux Etats-Unis notamment avec la révocation par la Cour Suprême de l’arrêt Roe v. Wade, cet historien précise que dans la Rome antique, la pratique de l’avortement était désapprouvée. Mais toute décision appartient alors au père, seul détenteur de l’autorité parentale. "Le père de famille a la responsabilité de décider d'un avortement ou pas chez son épouse, donc il n'y a pas besoin de loi", explicite-t-il. “Chaque père a aussi le droit de vendre son enfant, de le prostituer, et il a le droit de vie ou de mort sur lui. Même à l'âge adulte".

A l’époque, une femme qui interrompt sa grossesse est vue comme privant le père de son droit sur sa lignée. L’historien affirme : "le père peut la punir de la même façon qu'on pourrait punir un brigand qui lui a volé quelque chose".

Reste que si l’avortement est réprouvé dans la Rome antique, il est toutefois très répandu. Jean-Christophe Courtil ajoute que “ce n’est pas seulement une pratique réservée au bas-peuple, la famille impériale y a aussi recours”.

Au Moyen-Âge, la décision de Dieu

Avec le passage au christianisme, on observe un changement de modèle : ce n’est plus le père qui a le monopole du pouvoir, mais Dieu. "Comme dans le mythe d...


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