Avortement: deux Américaines poursuivies à cause d'échanges privés sur Facebook

Dans le Nebraska, une mère et sa fille sont accusées d'avoir pratiqué un avortement illégal, au-delà du délai maximum de 20 semaines imposé par cet État. Les enquêteurs se basent sur des échanges privés entre les deux femmes que Facebook leur aurait livrés.

La révocation du droit à l'avortement il y a un mois par la Cour suprême a soulevé de nombreuses inquiétudes quant à l'utilisation des données personnelles de celles qui veulent pratiquer une IVG. Le cas de cette mère et de sa fille dans le Nebraska n'est pas fait pour les apaiser. Le procureur du comté de Madison est bien obligé de le reconnaître : en 32 ans de carrière, il n'avait jamais procédé à de telles accusations. C'est en effet l'un des premiers cas où l'activité de quelqu'un sur Facebook est utilisée pour l'incriminer dans un État où l'accès à l'avortement est restreint.

Face à la polémique, Facebook assure avoir répondu à une requête judiciaire sans savoir qu’il était question d’IVG, mais uniquement d'un bébé mort-né.

Juste après le revirement de la Cour suprême, le site Vice avait demandé à plusieurs géants du numérique – Facebook, mais aussi Twitter, Snapchat, Google et Amazon – s'ils communiqueraient les données de leurs utilisateurs concernant l'avortement, dans le cas où la justice les solliciterait. Aucun n'avait répondu.


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