Avortement clandestin : une femme en meurt toutes les 9 minutes

En révoquant le 24 juin dernier l’arrêt Roe vs Wade qui accordait depuis 1973 le droit à toutes les femmes américaines d’avorter dans tout le pays, la Cour suprême américaine remet en cause le droit à l’avortement sécurisé. Une triste actualité qui donne un coup de projecteur sur un droit fondamental en France, mais souvent restreint, voire interdit, dans de nombreux pays étrangers. De nombreuses législations prohibitives exposent celles qui ont recours à l’avortement clandestin à des risques majeurs. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 4,7 % à 13,2 % des décès maternels — soit environ 47 000 femmes — peuvent être imputés aux complications d’un avortement pratiqué dans des conditions dangereuses.

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) n’est pas un droit dans tous les pays du globe. Environ 40 % des femmes en âge de concevoir vivent dans un pays régi par des lois restrictives en la matière. Mauritanie, Égypte, Gabon, Djibouti, Guinée-Bissau, Malte… Près d’une vingtaine d’États interdisent formellement le recours à l’avortement. Mais si les pays du Nord sont ceux qui affichent les législations les plus libérales, force est de constater que le droit à l’avortement est fragile ou régulièrement menacé. Au Portugal, par exemple, les femmes doivent se soumettre à un examen psychologique approfondi et assumer les frais liés à l’interruption. En 2020, le Tribunal constitutionnel polonais interdit l’IVG en cas de malformation grave du fœtus, ce qui concerne plus de 90 % (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite

Combien de temps travaillons-nous dans une vie ?
Métro parisien : que se passe-t-il dans les stations fantômes ?
Comment ça marche les bouchons ?
Comment fonctionne une aile d'avion ?
Depuis quand les Français campent-ils ?