Avortement, Afghanistan... Quand Joe Biden affronte l’irrationnel

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Au cours de mon séjour de correspondant aux Etats-Unis, j’ai souvent eu à traiter de la question de l’avortement. Bien avant que le Texas ne vote cette loi qui permet à chacun de toucher une récompense de 10.000 dollars s’il dénonce une femme, ou celles et ceux qui l’aident dans son projet de se faire avorter après six semaines de grossesse, bien d’autres Etats ont essayé de faire voter des lois à l’esprit comparable afin de restreindre le champ de l’arrêt de la Cour Suprême Roe vs Wade de 1973 qui légalise l’IVG.

Je me souviens notamment d’avoir rendu visite à un couple de républicains à Sioux Falls dans le Dakota du Sud. Elle et lui, ainsi que leurs petites filles, semblaient former une famille idéale. Mais à mieux les interroger sur leurs motivations anti-avortement, je voyais bien qu’aucune rationalité ne tenait. Cela peut se comprendre car ce débat est aussi une question d’éthique et d’intimité où tout n’est pas forcement calculé et ordonné, épuré de toute subjectivité.

A la question "mais si vous êtes contre l’avortement, pourquoi êtes-vous favorable à la peine de mort?", leur réponse paraissait logique : "parce que le bébé à naitre est innocent alors que le condamné à mort a été jugé coupable". Certes, mais si la vie est sacrée, pourquoi certaines le seraient-elles plus que d’autres? N’y avait-il pas dans cette conversation empreinte de références bibliques la possibilité de mettre à plat la notion de rédemption dans un pays où la seconde chance est considérée comme...


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