Avortement aux États-Unis: la peur de l'utilisation des données personnelles récoltées sur le Net

Après la décision vendredi de la Cour suprême américaine de révoquer le droit fédéral à l'avortement, des élus et des associations ont appelé les grandes plateformes technologiques à mieux protéger les données personnelles. Si ces dernières sont suivies à la trace par les géants du Net pour pouvoir vendre des annonces publicitaires, elles restent également accessibles aux autorités munies d’un mandat : les États interdisant l’IVG pourraient les utiliser pour surveiller ses habitantes.

Des traces numériques comme une simple recherche d'un planning familial sur Google ou une discussion avec une amie enceinte sur Facebook pourraient être retenues contre des femmes qui veulent avorter dans certains États américains. Cela car ces entreprises suivent chaque mouvement de ses utilisateurs pour pouvoir vendre aux annonceurs des espaces publicitaires ciblés et personnalisés.

Dans une lettre ouverte au dirigeant de Google Sundar Pichai, 42 élus démocrates ont estimé fin mai qu'internet risque de devenir un « outil pour les extrémistes qui veulent réprimer les personnes en quête de soins de santé liés à la reproduction ». La responsabilité de protéger les données sensibles devrait revenir aux autorités, rappellent ces élus.

Pour protéger ces personnes, une députée démocrate a déposé début juin un projet de loi au Congrès qui obligerait notamment les entreprises à ne récolter que les informations de santé strictement nécessaires


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