Avons-nous besoin du nucléaire pour résoudre la crise climatique ?

“Le débat sur la nécessité du recours à l’énergie nucléaire est particulièrement clivant”, indique au New Scientist M. V. Ramana, professeur à l’Université de Colombie-Britannique, à Vancouver. L’hebdomadaire britannique consacre la une de son édition datée du 28 mai à “l’option nucléaire”. Est-elle nécessaire pour parvenir à limiter drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, comme l’appellent de leurs vœux les scientifiques du monde entier qui alertent sur l’urgence climatique ?

Il est difficile de savoir quoi penser face au brouillard ambiant d’affirmations et d’objections”, remarque le magazine. Dans son article principal, le New Scientist pose les termes du débat. Il y a, d’un côté, les arguments selon lesquels la production d’électricité à partir du nucléaire n’émettant pas de CO2, elle est essentielle aux côtés du solaire et de l’éolien qui n’en émettent pas non plus. D’autant que, n’étant pas soumis aux mêmes aléas (le soleil se couche le soir, le vent tombe), le nucléaire n’est pas intermittent.

Le Giec et l’IEA misent sur le nucléaire

C’est notamment la position défendue dans le rapport 2021 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), qui inclut le nucléaire dans les quatre voies proposées pour atteindre des émissions nettes de dioxyde de carbone nulles d’ici à 2030. Même chose pour l’Agence internationale de l’énergie (IEA). Sa feuille de route 2021 prévoit que d’ici à 2050, “près de 90 % de la production d’électricité proviendra de sources renouvelables, l’éolien et le solaire photovoltaïque représentant ensemble près de 70 %. La majeure partie du reste proviendra du nucléaire”.

De l’autre côté, certains s’insurgent contre l’idée que le nucléaire soit considéré comme une énergie propre et décarbonée. “La construction des centrales nucléaires nécessite de grandes quantités de béton, dont la production a une forte empreinte carbone”, souligne le magazine scientifique. Et ce, sans parler des coûts, des retards pris dans les chantiers – comme à Flamanville en France ou à Olkiluoto en Finlande –, des risques d’accident comme celui déclenché par un tsunami au Japon en 2011 et, bien sûr, de la gestion des déchets.

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