Avoir du temps libre rend heureux... à condition de ne pas en avoir trop

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Le sentiment de bien être diminue quand on a trop de temps libre.  (Photo: Anna Blazhuk via Getty Images)
Le sentiment de bien être diminue quand on a trop de temps libre. (Photo: Anna Blazhuk via Getty Images)

SCIENCE - Trop de temps libre ne fait pas le bonheur, même s’il y contribue, constate une étude publiée ce jeudi 9 septembre par l’American Psychological Association. Elle soulève que le manque de temps nuit à la santé, mais qu’en avoir trop et ne rien en faire augmenterait même notre jauge de stress.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont entrepris quatre expériences. Les journées de repos de plus de 22.000 Américains ont été décortiquées. Plus le temps libre augmentait, plus ils se sentaient heureux. Mais au bout de cinq heures disponibles, leur bien-être commençait à décliner. Même constat auprès d’un panel de 14.000 travailleurs américains, sondés entre 1992 et 2008, sur leur satisfaction lorsqu’ils étaient en repos. Au bout de quelques heures, le temps libre n’était plus synonyme de bonheur.

Deux dernières expériences en ligne ont permis d’approfondir ce constat. Différents temps de repos ont été assignés à 6000 personnes. Celles ayant droit à 7h de délassement se sentaient moins productives, moins heureuses, plus stressées que celles se reposant 3h30. Le temps idéal de repos par jour est estimé à 5 heures par les auteurs de l’étude.

Être productif serait la clef de la bonne humeur

Déjà, au bout de 3h lovés dans le canapé, on se sent mous et las. Des sensations désagréables liées à un manque de productivité, laisse entendre l’étude. “Nos résultats suggèrent que le fait de disposer de journées entières à remplir à sa guise peut rendre une personne tout aussi malheureuse. Les gens devraient plutôt s’efforcer de disposer d’une quantité modérée de temps libre à dépenser comme ils le souhaitent”, conseille Marissa Sharif professeure de marketing à la Wharton School et autrice principale de l’article.

Et lorsque le temps libre est illimité, le risque de déprimer est encore plus grand. C’est le cas pour les personnes sans emploi, à la retraite ou... pendant un confinement. L’étude propose comme solution de se fixer des objectifs, comme apprendre une langue ou à jouer d’un instrument.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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