Avocats surveillés par le parquet national financier : le bâtonnier de Paris va poursuivre l'Etat

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Le Point a révélé jeudi 25 juin comment le parquet national financier (PNF) a enquêté sans succès, entre 2014 et 2019, sur des avocats renommés pour identifier la "taupe" qui aurait informé Nicolas Sarkozy qu'il était sur écoute. L'ancien président était surveillé dans le cadre d'une investigation sur le financement de sa campagne de 2007. Les factures de téléphone détaillées (dites "fadettes") des cabinets de ténors du barreau ont été épluchées, quelques-uns étant également géolocalisés. Les informations de l'hebdomadaire ont suscité l'indignation des avocats concernés et du bâtonnier de Paris, Olivier Cousi, qui a annoncé vouloir engager une action en justice.

Enquête pour "violation du secret professionnel"

Les personnes pistées par le PNF ont pour point commun d'avoir été, de près ou de loin en contact avec Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, le 25 février 2014. C'est-à-dire le jour où l'ancien président aurait été informé que sa ligne téléphonique ouverte sur un portable dédié, réservée à des communications avec son avocat et sur laquelle il utilisait le pseudonyme de "Paul Bismuth" était sur écoute, dans le cadre de l'enquête sur le financement de sa campagne de 2007. La liste des cabinets surveillés inclut des avocats de renom : Eric Dupond-Moretti, Jean Veil, Jacqueline Laffont, Pierre Haïk, Hervé Témime ou encore Marie-Alix Canu-Bernard. Selon

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