“Nous avions vendu aux gens un mensonge”, le lanceur d’alerte d’Uber sort de l’ombre

Près de 48 heures après la déflagration des “Ubers Files”, ces révélations sur le fonctionnement de l’implantation de la firme de chauffeurs privés dans le monde, le lanceur d’alerte, qui a fourni 124 000 documents internes au quotidien britannique The Guardian, se dévoile en une du journal.

Mark MacGann, 52 ans et ancien lobbyiste chez Uber, a expliqué qu’il souhaitait “redresser certains torts fondamentaux” et que son action était également motivée par des remords. “Je suis en partie responsable”, a-t-il reconnu dans une interview au journal britannique.

“C’est moi qui parlais aux gouvernements, c’est moi qui poussais cela auprès des médias, c’est moi qui disais aux gens qu’ils devaient changer les règles parce que les chauffeurs allaient en profiter et que les gens allaient bénéficier de tant d’opportunités économiques.”

Et d’ajouter : “En fait, nous avions vendu aux gens un mensonge”. Mark MacGann a occupé, entre 2014 et 2016, un rôle de premier plan au sein d’Uber, participant notamment à préparer le terrain pour que la firme s’implante plus facilement dans de nouveaux marchés, aux dépens des taxis locaux. Nouant des contacts avec les plus hautes sphères dans des pays tels que le Royaume-Uni, la France et la Russie, l’ancien lobbyiste estime ses anciennes pratiques “enivrantes” mais également “profondément injustes” et “antidémocratiques”.

“Mettre fin à cette folie”

“J’aurais dû faire preuve de plus de bon sens et pousser plus fort pour mettre fin à cette folie. Il est de mon devoir de m’exprimer [maintenant] et d’aider les gouvernements et les parlementaires à réparer certaines erreurs fondamentales. Moralement, je n’avais pas le choix en la matière”, explique Mark MacGann au Guardian, qui a ensuite partagé les documents avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).

Suite aux déclarations de son ancien employé, Uber a indiqué au quotidien anglais ne pas tenir compte des positions de Mark MacGann.

“Nous comprenons que Mark ait des regrets personnels concernant ses années de loyauté indéfectible envers notre ancienne direction, mais il n’est pas en mesure de parler de manière crédible d’Uber aujourd’hui.”

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