Et si les avions renifleurs avaient eu le nez creux ?

·1 min de lecture

Les plus hautes sphères de l'Etat, son président en tête, ont été bernées par un escroc qui leur a fait miroiter l'indépendance énergétique.

A l'occasion de son numéro de fin d'année, "Marianne" vous propose une série d'uchronies : des réécritures de l'Histoire à partir de la modification d'un évènement passé. Le texte que vous vous apprêtez à lire relève par conséquent de la fiction.Dans notre roman national, il existe une légende dorée que rien n’entame : celle du président Valéry Giscard d’Estaing, qui a mené la France des années 1970-1980 à son plus haut niveau de prospérité, de prestige et de puissance. Dans mille ans, les petits Français apprendront encore les exploits picaresques de ce président mélomane, rusé et viril qui sut comment faire jaillir le pétrole des tréfonds de la terre en un flot vital et ininterrompu. L’empreinte du président Giscard est indélébile et bien des statues le représentent – sur toutes les places de nos villes et villages – dans des poses sobres, devant un derrick ou avec un jerrican d’essence à la main.La présidence Giscard ne commençait pourtant pas sous les meilleurs auspices. Le jeune chef d’État accède au pouvoir en 1974, un an à peine après le premier choc pétrolier – favorisé par les effets d’un pic de production et la volonté des pays arabes d’infléchir la politique américaine au Proche-Orient. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) décide d’augmenter brutalement le prix du baril et d’appliquer un embargo sur...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi