Des avions de chasse français ont effectué un deuxième survol de la Centrafrique

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Une seconde mission de survol de la République centrafricaine a été effectuée, samedi, par l'armée française, selon un communiqué de l'Élysée, alors que le pays traverse de nouvelles turbulences politiques.

Une mission à la demande de Faustin Archange Touadera. Des avions de chasse français ont effectué, samedi 9 janvier, une seconde mission de survol de la République centrafricaine qui traverse de nouvelles turbulences politiques, annonce un communiqué de l'Élysée.

Cette seconde mission survient alors que des insurgés ont lancé des attaques dans deux villes du pays. L'une a eu lieu à Bouar, à 440 km au nord-ouest de la capitale Bangui, et l'autre à Grimari, à 300 km au nord-est de la capitale.

"La solidarité de la France avec le peuple centrafricain"

Les assaillants ont attaqué un bourg de Bouar tôt dans la journée et de violents combats ont été signalés dans une base militaire. "À la demande du président Touadera, et en accord avec la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine, NDLR), le président de la République a ordonné la réalisation d’une seconde mission de survol du territoire centrafricain par des avions de chasse, après celle effectuée le 23 décembre", dit ce communiqué.

"Elle marque la solidarité de la France avec le peuple centrafricain et sa condamnation de la poursuite des tentatives de déstabiliser le pays menées par des groupes armés."

Selon des résultats provisoires diffusés, lundi, par la commission électorale centrafricaine, Faustin-Archange Touadera a été réélu avec près de 54 % des voix dès le premier tour de la présidentielle du 27 décembre.

L'élection a été marquée par des offensives de groupes rebelles essayant de perturber le scrutin, après le rejet de la candidature de l'ancien président François Bozizé.

Le vote avait été empêché dans certaines villes après des attaques et la destruction de matériel nécessaire au vote.

Condamnation de l’Élysée

François Bozizé et certains de ses alliés font l'objet d'une enquête pour notamment rébellion, assassinat et vol. Son parti a précédemment rejeté les accusations du gouvernement, selon lesquelles l'ancien président préparait un coup d'État, mais certains membres de sa formation ont laissé entendre qu'ils collaboraient avec les rebelles.

Emmanuel Macron "a réitéré sa ferme condamnation des tentatives des groupes armés et de certains leaders politiques, dont François Bozizé, de saper les accords de paix et le processus électoral constitutionnel soutenus par la communauté internationale", dit le communiqué transmis samedi par l'Élysée.

Riche en diamants, bois et or, l'ancienne colonie française a été secouée par cinq coups d'État et de nombreuses rébellions depuis son indépendance en 1960.

Les vagues successives de violences depuis le renversement de François Bozizé en 2013 ont fait des milliers de morts et contraint plus d'un million de personnes à fuir.

Avec AFP