Avion : comment le discours de Macron et du gouvernement a radicalement changé sur les vols intérieurs

"Partout où nous avons déployé du TGV dans notre pays et où telle ou telle ville est à deux heures de Paris, 2h15, est-ce que les lignes [aériennes] intérieures qui sont d'une heure, 1h10, se justifient encore? Non." Interviewé sur TF1 et France 2 le 14 juillet dernier, Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté de supprimer certains trajets en avion en métropole, là où des dessertes rapides en train existent. C'est la deuxième fois en deux semaines que le Président s'exprime sur le sujet, à la suite de ses ministres Elisabeth Borne et Bruno Le Maire. Pourtant, il y a un an, l'exécutif était opposé à toute interdiction de vols intérieurs.

D'un projet "pas très sérieux"...

Retour en arrière. Le 3 juin 2019, l'Assemblée nationale examine la loi d'orientation des mobilités (LOM). Plusieurs députés, notamment des insoumis et l'ancienne ministre Delphine Batho, ont déposé des amendements pour interdire certains vols intérieurs. L'élu insoumis François Ruffin dépose également une proposition de loi "visant à remplacer les vols intérieurs par le train (quand c'est possible)". Avec 15 autres élus, il propose d'interdire les trajets aériens domestiques lorsqu'il est possible de prendre le train avec seulement 2h30 supplémentaires. La majorité rejette les amendements et la proposition de loi.

Interrogé sur le sujet par BFMTV, le ministre de la Transition écologique d'alors, François de Rugy, balaie : "C'est pas très sérieux... C'est pas très sérieux... [...] Si on interdit tous les vols là...


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