Avion détourné par le Bélarus: Minsk affirme avoir agi dans la légalité

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Un avion de la compagnie Ryanair parti d'Athènes (Grèce), intercepté et détourné sur Minsk par les autorités bélarusses, atterrit à l'aéroport de Vilnius (Lituanie), sa destination initiale, le 23 mai 2021 - PETRAS MALUKAS © 2019 AFP
Un avion de la compagnie Ryanair parti d'Athènes (Grèce), intercepté et détourné sur Minsk par les autorités bélarusses, atterrit à l'aéroport de Vilnius (Lituanie), sa destination initiale, le 23 mai 2021 - PETRAS MALUKAS © 2019 AFP

Au lendemain de l'interception d'un vol Ryanair et de l'arrestation de l'opposant Roman Prostassevitch par le Bélarus, Minsk affirme avoir agi dans la légalité en dépit des réactions indignées de la communauté internationnale.

"Il n'y a aucun doute que les actions de nos organes compétents étaient en conformité avec les règles internationales", a indiqué le ministère des Affaires étrangères sur son site, rejetant les "accusations sans fondement" de pays européens, accusés de "politiser" l'incident.

"C'est du point de vue de la sécurité (...) qu'il faut regarder cet incident", a-t-il indiqué, en référence à l'alerte à la bombe qui a conduit à l'atterrissage à Minsk dimanche du vol reliant la Grèce à la Lituanie, deux pays de l'UE.

"Accusations sans fondement"

Les Occidentaux et les détracteurs du régime d'Alexandre Loukachenko ont eux estimé qu'il s'agissait d'un détournement d'avion, certains parlant même de "terrorisme d'Etat", destiné à arrêter Roman Protassevitch, 26 ans, ancien rédacteur en chef de l'influent média d'opposition bélarusse Nexta.

L'avion avait été intercepté juste avant d'entrer dans l'espace aérien lituanien par l'armée de l'air bélarusse sur ordre du président Alexandre Loukachenko, arguant d'une alerte à la bombe qui selon Minsk s'est révélée mensongère.

L'opposant, considéré comme un "terroriste" par les autorités du Bélarus a été interpellé à l'aéroport de la capitale bélarusse. Répondant aux accusations "de certains pays et structures européennes", la diplomatie bélarusse a dénoncé "l'empressement de (ces) déclarations ouvertement hostiles".

"Il y a une volonté de politiser, on entend des accusations sans fondements", a-t-elle encore estimé.

Les autorités bélarusses et nombre de ses hauts responsables sont la cible de sanctions européennes du fait de la répression d'un vaste mouvement de contestation déclenchée en août 2020 par la réélection du président Alexandre Loukachenko.

Article original publié sur BFMTV.com

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