Avignon refuse d'effacer cette fresque présentant Macron en marionnette et accusée d'antisémitisme

Signée Lekto, une fresque située à l'entrée d'Avignon montre Emmanuel Macron en marionnette et Jacques Attali en train de tirer les ficelles.

ANTISÉMITISME - Les images de la fresque ont fait le tour des réseaux sociaux et provoqué un tollé. À Avignon, une peinture murale située à l’entrée Nord de la ville représentant Emmanuel Macron grimé en Pinocchio avec, au-dessus de la marionnette, Jacques Attali tirant les ficelles. Cette fresque, intitulée “La Bête 2 l’événement”, est signée du graffeur Lekto.

Sitôt les photos de l’œuvre diffusées, plusieurs personnalités et associations ont demandé son retrait en raison des références antisémites et complotistes de la fresque. Le comité juif américain a notamment interpellé sur Twitter la maire, Cécile Helle, lui demandant d’effacer la peinture.

La Ligue de défense juive estime que bon nombre de symboles antisémites sont présents : “La personnalité juive et influente (ici Jacques Attali), le regard inquiétant et les mains qui actionnent des marionnettes pour faire comprendre que les juifs dirigent le monde.”

L’expression “la bête de l’événement” est une phrase qu’Emmanuel Macron avait notamment prononcée en 2020 dans un entretien accordé au Financial Times en référence au moment historique que traversaient l’Europe et le monde face notamment à la pandémie de Covid-19, ainsi que l’ont souligné nos confrères du Monde. Mais elle a depuis été reprise par la sphère complotiste qui y a vu des références à “l’apocalypse”.

“Liberté d’expression” selon Avignon


Selon France Bleu, il a un temps été question que la fresque, peinte sur un bâtiment appartenant au Grand Avignon, soit supprimée, mais il n’en sera finalement rien. La communauté de communes ainsi que la mairie, ont confirmé à la radio comme à La Provence que la fresque resterait bien en place. Elles estiment que “chacun peut interpréter l’image comme il veut puisqu’il n’y a pas de mot sur ce mur”, soulignant par ailleurs “vouloir ainsi respecter la liberté d’expression”. Comme le rappelle BFMTV, ce n’est pas la première fois que le graffeur Lekto fait parler de lui pour ses réalisations. Il avait notamment dépeint sur le même mur Olivier Véran, alors ministre de la Santé, entouré de seringues, ou encore Jean-Michel Blanquer avec un bonnet d’âne.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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