Avignon : meurtres de chats en série

Avignon : meurtres de chats en série

Qui donc en veut à ce point aux matous de cette résidence située à Montfavet ? Une vague de meurtres d’un genre un peu particulier se déroule en ce moment même dans cette commune rattachée à Avignon, dans le Vaucluse. Depuis plusieurs mois, un individu torture et met à mort les chats de compagnie des résidents. Tant et si bien que les habitants, horrifiés, ont pris la décision de se mobiliser pour porter plainte avec l’aide de la S.P.A

Sept animaux martyrisés

En tout, ce sont sept animaux qui ont été autopsiés pour l’instant. Les constatations ne souffrent d’aucune équivoque : les félins ont été torturés. Les faits se déroulent dans une co-propriété de Montfavet au sein de laquelle plusieurs cadavres ont été retrouvés. Un habitant a eu la désagréable surprise de retrouver un chat dont la cage thoracique avait été perforée par une côte. La colonne vertébrale de l’animal a aussi été fracturée. C’est après à cette découverte insoutenable que les autopsies ont été décidées. Autre fait troublant : tous les animaux auraient trouvés la mort selon le même mode opératoire.

"Ils étaient fracassés"

"C’est une habitante qui a retrouvé son chat mort sur sa terrasse qui nous a avertis. On a eu du mal à avoir toutes les informations au départ. On a diligenté des autopsies. Les chats souffraient d’une perforation de la cage thoracique, avaient des côtes cassées et la colonne vertébrale fracturée. Ils étaient fracassés" précise au Dauphiné Libéré l’antenne locale de la S.P.A.

Deux ans de prison et 30.000 euros d'amende

Pour l’heure, il est possible de dégager plusieurs constantes de la triste affaire. Tous les chats retrouvés morts sont systématiquement la propriété de personnes habitants le rez-de-chaussée de la résidence. L’animal de compagnie disparaît sans crier gare avant d’être retrouvé le lendemain, sans vie, précise France 3.

En France, l’article 521-1 du Code pénal prévoit de punir les sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique d’un maximum de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende. L'été dernier, à Marseille cette fois (Bouches-du-Rhône), des chats noirs étaient les victimes du même stratagème. Là aussi, l'affaire prenait place dans une résidence.

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