Avignon: l'homme armé abattu par des policiers était connu pour des troubles psychiatriques

Justine Chevalier
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Photo d'illustration - AFP
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La simultanéité avec l'attaque au couteau de Nice avait fait craindre à une répétition des attentats. Les rumeurs de passants ayant entendu un homme muni d'un couteau criant "Allahou akbar" dans les rues d'Avignon avaient renforcé cette crainte. Pourtant, l'enquête ouverte jeudi après la mort d'un homme armé, abattu par des policiers, s'oriente vers la piste d'un acte d'un déséquilibré.

Jeudi vers 11h15, la police est alertée par un habitant d'Avignon alors qu'un homme menace des passants avec une arme de poing, un pistolet automatique de calibre 6,35 mm. Arrivés sur place, les policiers lui demandent de poser son arme, l'homme refuse, se montre menaçant.

Piste islamiste écartée

Les policiers font usage dans un premier temps d'un pistolet à impulsion électrique, un flashball, mais l'homme, toujours armé, trébuche, se relève et continue de s'approcher des policiers qui font alors feu sur lui. Âgé de 33 ans, il est décédé sur place.

Pendant quelques heures, le parquet national antiterroriste est resté en évaluation de la situation avant que la piste islamiste soit totalement écartée. "L'assaillant n'a jamais crié Allahou akbar", a d'ailleurs précisé Philippe Guémas, le procureur d'Avignon.

"Geste d'un déséquilibré"

L'individu était porteur d'une veste siglée avec un logo du groupe d'extrême-droite Defend Europe, qui a notamment lancé des opérations de contrôle dans les Alpes à la frontière avec l'Italie pour empêcher l'entrée de migrants en France. Devant un riverain, il a également réalisé un salut nazi, selon une source judiciaire.

L'homme de 33 ans, qui n'a pas fait de blessés, était déjà connu pour des troubles psychologiques et psychiatriques. "On a plus affaire au geste d'un déséquilibré", a ajouté le procureur. Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire d'Avignon.

Article original publié sur BFMTV.com