Avignon : une école primaire interdit le lancer d'élèves par dessus la grille de l'entrée

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Le lancer d'élèves interdit dans une école d'Avignon (Photo : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP via Getty Images)
Le lancer d'élèves interdit dans une école d'Avignon (Photo : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP via Getty Images)

Confrontée à des comportements irresponsables de la part de parents d’élèves en retard en début d’année scolaire, la directrice d’une école primaire située à Avignon a dû improviser une mesure pour le moins improbable.

Depuis la mi-septembre, l’interdiction est placardée sur les grilles du portail de l’établissement au moyen d’une pancarte on ne peut plus explicite. À l’école primaire de La Trillade, située dans le sud d’Avignon (Vaucluse), le lancer d’élèves est désormais strictement prohibé !

“Des parents qui arrivaient après la sonnerie jetaient littéralement leurs enfants”

Aussi invraisemblable qu’elle puisse paraître, cette mesure a été prise en réaction à plusieurs incidents s’étant produits en début d’année scolaire. “Des parents qui arrivaient après la sonnerie jetaient littéralement leurs enfants” par dessus la grille de l’école, explique ainsi la directrice Sanaa Meziane, citée par La Provence.

“Ce n'est pas arrivé tant de fois que ça, mais pour le peu que c'est arrivé, on a préféré prendre les devants”, complète Sanaa Meziane dans les colonnes du quotidien régional, qui assure toutefois qu’aucune blessure n’a été à déplorer suite à ces comportements irresponsables.

Un dessin explicite

Afin de rappeler aux parents les plus élémentaires règles de bienséance, le personnel enseignant a donc imprimé et attaché deux affichettes sur le portail de l’école, montrant schématiquement un adulte lancer un enfant par dessus la grille. Deux messages accompagnent les dessins : “Je ne lance pas mes enfants par-dessus le portail !” et “Quand je suis en retard, je reviens à 10 heures, ou 15 heures”.

La directrice affirme que depuis que ces mesures improbables ont été prises, les lancers d’enfants ne sont plus d’actualité dans son école. Pour éviter tout risque de récidive, Sanaa Meziane a cependant choisi de garder les affichettes en place : “On les laisse comme une sorte de rappel...”.

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