Aviation : Air France dit adieu à l'A380, joyau technologique devenu échec commercial

La crise que traverse le transport aérien est illustrée par la fin de l'exploitation par Air France de l'un de ses fleurons, l'Airbus A380. Initialement prévu pour 2022, l'arrêt a été précipité et le dernier a été effectué vendredi 26 juin avec quelque 500 salariés de la compagnie à bord du gros-porteur. L'aventure commencée il y a 10 ans, symbole d'une avancée technologique, se termine avec un échec commercial. Pourtant pour le premier vol, un Paris-New York (États-Unis) en 2009, le personnel et fier et les passagers sous le charme. Il faut dire que sur deux étages, l'A380 transporte l'équivalent en passagers de deux avions. "Techniquement c'était une prouesse, c'est un avion qui était censé être plus confortable que les autres, plus silencieux, avec moins de turbulences", détaille Xavier Tytelman, consultant aéronautique chez CGI Consulting. Des avions récents plus efficaces et économiques Mais Airbus a peut-être vu trop grand avec cet avion. L'A380 ne peut se poser dans tous les aéroports, il est trop coûteux en maintenance et s'avère trop gourmand en carburant. "Au début des années 2010 vous avez d'autres avions plus récents, plus efficaces, qui ont permis encore d'économiser 10% à 20% de carburant par passager pour réaliser un même trajet. Et donc évidemment, cet avion n'était plus du tout rentable", indique Xavier Tytelman. Les commandes n'ont alors plus suivi.