Avec le Covid-19, comment l'épidémie de couacs a contaminé le gouvernement

Romain Herreros
·Journaliste politique
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Le Premier ministre, Jean Castex, à l'Assemblée nationale jeudi 1er avril (illustration) (Photo: MARTIN BUREAU via AFP)
Le Premier ministre, Jean Castex, à l'Assemblée nationale jeudi 1er avril (illustration) (Photo: MARTIN BUREAU via AFP)

POLITIQUE - “Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément”. Le gouvernement serait sans doute bien avisé de méditer sur cette célèbre citation de l’homme de lettres Nicolas Boileau. Car ces dernières semaines, les décisions prises par l’exécutif pour freiner l’épidémie n’ont pas forcément brillé par leur clarté. Et cela a commencé bien avant le dernier tour de vis annoncé mercredi par Emmanuel Macron, qui a donné lieu à un rétropédalage en règle le lendemain de la part de Matignon concernant le sort des assistantes maternelles.

Dès le 18 mars, le confinement allégé (qui ne disait pas son nom) annoncé par Jean Castex s’est attiré les critiques de l’opposition sur son manque de clarté. Et les jours qui suivirent n’ont rien arrangé, puisqu’au moment où ces nouvelles dispositions devaient entrer en vigueur, samedi 20 mars, la cacophonie autour des attestations est venue ajouter du désordre au désordre, en plus de provoquer les moqueries des internautes.

Un épisode immédiatement chassé par un autre, dès le lendemain. “Vous ne pouvez pas inviter chez vous des personnes pour un dîner, ni pour un déjeuner”, déclarait dimanche 21 mars le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Une déclaration qui, isolée du reste de l’intervention, laissait entendre que le gouvernement avait franchi une ligne rouge sur le plan constitutionnel.

Apporter des réponses ‘micro’ à des décisions globales

Résultat, le gouvernement a été obligé de démentir, rappelant le lendemain sur francein...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.