"Avatar 2": pourquoi James Cameron a coupé 10 minutes de son film

James Cameron sur scène.  - Alberto E. Rodriguez / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
James Cameron sur scène. - Alberto E. Rodriguez / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Si Avatar: La voie de l'eau a impressionné pour sa durée (3h10) lors de sa sortie, le film de James Cameron aurait pu être encore plus long. Le cinéaste a ainsi révélé lors d'une interview avec le média Esquire Middle East, avoir coupé au montage "environ 10 minutes" de scènes de violence par armes à feu.

Il explique avoir fait ce choix afin d'éviter de faire la promotion des armes en raison d'une recrudescence de ce type de violence depuis plusieurs années, notamment aux États-Unis.

"J'ai coupé environ 10 minutes du film pendant des scènes d'action avec des armes à feu. Je voulais me débarrasser d'une partie de cette brutalité, pour trouver un équilibre entre la lumière et l'obscurité", précise-t-il dans son interview.

"Horrible fusillade"

D'après James Cameron, représenter des scènes de fusillade au cinéma est devenu problématique en raison des nombreuses controverses autour de l'accès aux armes et de l'augmentation des fusillades de masse.

Dans son interview, le cinéaste explique que selon lui, un réalisateur de films d'action aujourd'hui ne devrait pas faire la promotion des armes à feu mais plutôt faire preuve d'esprit critique quant au message qu'il diffuse dans ses films à ce sujet.

James Cameron regrette d'ailleurs aujourd'hui la violence présente dans certains de ses films, comme ceux de la franchise Terminator.

"Lorsque je prends du recul sur mes films, je ne sais pas si je mettrais à nouveau autant en avant les armes à feu comme j'ai pu le faire avec 'Terminator' il y a plus de 30 ans", indique-t-il.

Et de conclure: "Ce qui se passe avec les armes à feu dans notre société me retourne l'estomac. Je suis heureux de vivre en Nouvelle-Zélande, où l'on vient d'interdire tous les fusils d'assaut deux semaines après l'horrible fusillade dans une mosquée il y a quelques années."

Article original publié sur BFMTV.com