Avant de rejoindre BFMTV, Manuel Valls lui faisait la leçon

·2 min de lecture
Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

L’ancien Premier ministre de François Hollande va devenir éditorialiste sur BFMTV et RMC avec à la clef au moins deux rendez-vous hebdomadaires.

MÉDIAS - Annoncé partant du conseil municipal de Barcelone, où il siège encore à ce jour selon l’organigramme officiel, Manuel Valls entamera à la rentrée un début de reconversion... médiatique. L’ancien Premier ministre de François Hollande va devenir éditorialiste sur BFMTV et RMC avec à la clef au moins deux rendez-vous hebdomadaires. Avant lui, d’autres figures politiques ont été recrutées ces dernières années par des chaînes d’information en continu comme Roselyne Bachelot, Jean-Pierre Raffarin ou plus récemment Ségolène Royal. Mais l’arrivée de Manuel Valls dans les médias du groupe Altice constitue une petite surprise, notamment au regard de ses déclarations passées.

La reconversion de Manuel Valls “témoigne d’une forme de volonté de faire un peu de spectacle. Même en politique, il faut s’en garder”, a mis en garde le secrétaire d’État aux affaires européennes, Clément Beaune, sur France 2 ce jeudi 8 juillet. Les dérives de la politique-spectacle, Manuel Valls disait justement s’en méfier lorsqu’il était Premier ministre. “La politique, c’est pas du spectacle”, assurait-il fin septembre 2015. 

Lors d’un discours prononcé un plus tôt, le locataire de Matignon pointait du doigt une époque dominée par “l’immédiateté”. Dans son viseur notamment : le modèle des chaînes d’info perverti selon lui par “la concurrence en matière d’information”. Une charge cinglante directement adressée... à son futur employeur. “Je m’excuse auprès des journalistes qui officient sur les plateaux de BFM (...) mais c’est cette réalité, de cette dictature de l’immédiateté, de l’information à tout prix, pas toujours vérifiée, d’ailleurs. Il faut inventer toutes les demi-heures une information”, critiquait-il.

Battu à la primaire socialiste puis élu de justesse à l’Assemblée en 2017, c’est un Manuel Valls moins donneur de leçons qui faisait le tour des chaînes info en février 2018. “Pas moins de cinq invitations télé en trois jours”, décomptait alors le site Arrêt sur images (ASI) en observant que le député apparenté LREM donné son avis “sur à peu près tous les sujets d’actualité de la semaine, de la neige à l’affaire Tariq Ramadan, du procès Abdeslam au pouvoir d’achat des Français, de la législation sur le cannabis à l’indépendantisme corse”.  

Un show parfaitement rodé qui a permis au “toutologue” Manuel Valls de dérouler sur quasi tous les plateaux des chaînes d’info ses éléments de langage millimétrés, comme vous pouvez le voir dans notre montage vidéo en tête de cet article. “Manuel Valls est-il en passe de se reconvertir en consultant pour chaînes d’infos ?”, ironisait alors ASI. Une blague qui sera bientôt une réalité. 

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

Ce contenu peut également vous intéresser :

LIRE AUSSI :

Sans surprise, la (forte) baisse de Mélenchon dans notre baromètre - EXCLUSIF

Trois choses à savoir sur les idées d'Éric Piolle, candidat à la primaire écolo

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles