Avant Pâques, Trump vend des bibles

Donald Trump devant l'église St John, près de la Maison Blanche, le 1er juin 2020 à Washington (Brendan Smialowski)
Donald Trump devant l'église St John, près de la Maison Blanche, le 1er juin 2020 à Washington (Brendan Smialowski)

"Rendez sa foi à l'Amérique": l'ancien président Donald Trump a annoncé mardi le lancement d'un partenariat rémunéré avec une star de la musique country pour proposer des bibles, son "livre préféré", à la vente.

"La religion et le christianisme sont les deux choses qui manquent le plus à ce pays", affirme le candidat républicain dans une vidéo de trois minutes publiée sur son réseau Truth Social, en pleine semaine sainte.

Dans cette publication, l'ancien dirigeant, qui multiplie les appels du pied aux milieux évangéliques depuis son élection en 2016, encourage ses partisans à se procurer ces bibles, vendues 59,99 dollars l'exemplaire.

"Nous devons rendre sa foi à l'Amérique", assure-t-il -- un clin d'oeil au slogan emblématique de ses campagnes présidentielles, "Rendez sa grandeur à l'Amérique".

Sur son site, le groupe proposant à la vente ce livre sacré se félicite d'être "la seule bible promue par Donald Trump!".

L'organisation précise qu'aucune des recettes tirées de ces bibles ne servira à financer la campagne du républicain, candidat à la présidentielle de novembre.

Mais elle indique que l'image de l'ancien président est utilisée dans le cadre d'un partenariat rémunéré.

Ces bibles sont vendues en collaboration avec le célèbre musicien conservateur Lee Greenwood, dont le tube "God Bless the USA" ("Que Dieu bénisse les Etats-Unis") rythme chacun des meetings de Donald Trump.

Mardi, l'ancien magnat de l'immobilier a aussi applaudi le lancement, sur les chapeaux de roue, de son réseau social en Bourse.

"J'adore Truth Social, j'adore la vérité", a-t-il lancé, saluant le succès des actions sur le Nasdaq.

Donald Trump avait été très critiqué par des chefs religieux en 2020 après avoir posé devant une église dégradée, une bible à la main, au lendemain de manifestations antiracistes.

cjc/rle