Avant Noël, l’incertitude des routiers coincés à Douvres : "On a l’impression d’être pris en otage"

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A minuit ce mercredi 23 décembre, les liaisons entre la France et le Royaume-Uni ont de nouveau été autorisées, à condition de présenter un test négatif. Plusieurs jours vont être nécessaires pour tester les milliers de chauffeurs bloqués aux frontières. A 24 heures du réveillon de Noël, le désarroi est grand.

D’heure en heure, l’espoir de rentrer à temps s’amoindrit. Fêter Noël avec son fils et sa femme, Mickael n’y croit plus. "C’est quasi sûr et certain que je n’y serai pas", lâche le chauffeur routier, agacé. Pourtant ce matin, il avait encore la force de l’envisager. Et pour cause : une bonne nouvelle est tombée dans la nuit. La frontière entre la France et le Royaume-Uni, close depuis 48 heures après l'identification d'une nouvelle souche potentiellement plus contagieuse du coronavirus, a rouvert. Un accord entre les deux pays a été trouvé. Simplement, pour prétendre fouler le sol français à nouveau, le gouvernement de Jean Castex a décidé d’instaurer "l’obligation de disposer, avant le départ, du résultat d’un test négatif de moins de 72 heures"."Et maintenant, c’est quoi la suite du programme ?", interroge Mickael. La question taraude les milliers de routiers qui, comme lui, sont stationnés aux alentours de Douvres, commune portuaire d’où part le Bac qui relit l’Angleterre à la ville de Calais. Selon Robert Jenrick, secrétaire d'État britannique, quelque 4.000 poids lourds étaient bloqués mardi soir dans le Kent (sud-est), autour de la zone portuaire : de...

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