Avant la motion de censure à l'Assemblée, la majorité affiche sa confiance

Gabriel Attal, ministre des Comptes publics et Olivier Veran, porte-parole du gouvernement, le 11 mai 2022 à l'Élysée. (Photo: LUDOVIC MARIN via AFP)
Gabriel Attal, ministre des Comptes publics et Olivier Veran, porte-parole du gouvernement, le 11 mai 2022 à l'Élysée. (Photo: LUDOVIC MARIN via AFP)

Gabriel Attal, ministre des Comptes publics et Olivier Veran, porte-parole du gouvernement, le 11 mai 2022 à l'Élysée. (Photo: LUDOVIC MARIN via AFP)

POLITIQUE - Comme disait Jacques Chirac, ça leur “en touche une sans faire bouger l’autre”. Alors que les députés de la Nupes s’apprêtent à défendre une motion de censure contre le gouvernement Borne - qu’ils ont renommée “motion de défiance” - la majorité affiche un calme olympien face à cette offensive parlementaire.

Et pour cause, la motion - déposée quelques heures avant le discours de politique générale d’Élisabeth Borne le 7 juillet - n’a que très peu de chances d’aboutir, alors qu’il faut réunir la majorité absolue et que le RN et LR ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne la voteraient pas.

Mais la cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, espère en faire une démonstration de “défiance” contre Élisabeth Borne qui n’a pas de majorité absolue à l’Assemblée.

Avec la motion de censure, la Nupes espère nous mettre sur le gril mais elle risque de se brûler les doigts.Gabriel Attal, ministre des Comptes publics dans "Le Parisien"

L’Insoumise reproche à la Première ministre de ne pas avoir sollicité de vote de confiance mercredi 7 juillet, lors de sa déclaration de politique générale, une “stratégie” du “sauve-qui-peut”, avait-elle alors tancé à la tribune.

“Avec la motion de censure, la Nupes espère nous mettre sur le gril, mais elle risque de se brûler les doigts”, affirme dans Le Parisien ce dimanche 10 juillet, Gabriel Attal, ministre des Comptes publics. “La conclusion de cette motion exprimera, au final, davantage un manque de crédibilité de leur part que la fragilité du gouvernement”, veut croire l’ancien porte-parole du gouvernement.

“La Nupes réalisera enfin qu’elle n’a pas la majorité”, ironise Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, le même jour, invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. L’ancien ministre de la Santé y voit ”une motion de posture” qui fait “perdre du temps aux travaux du parlement” et qui serait “la négation de la culture du compromis que nous demandent les Français”.

C'est la négation de la culture du compromis que nous demandent les Français.Olivier Véran, porte-parole du gouvernement au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro

Le député LREM Sacha Houlié a critiqué également une “perte” de temps, loin des préoccupations des Français. “Si les oppositions veulent se fragiliser en démontrant qu’elles ne peuvent pas démettre la Première ministre, je n’en suis pas malheureux”, glisse le nouveau président de la commission des Lois. “Vous allez chercher à censurer un gouvernement qui commence son travail”, a dénoncé Élisabeth Borne.

La motion sera discutée dans l’hémicycle ce lundi 11 juillet à partir de 16 heures. Élisabeth Borne y répondra et tous les groupes auront la parole. Les députés devront ensuite s’atteler à l’examen du projet de loi “sécurité sanitaire” et ses “mesures de freinage” face au regain de Covid-19 à partir de 21h30 pour se poursuivre sans doute mardi. Un premier texte étudié depuis la nouvelle assemblée et la majorité relative d’En Marche qui aura valeur de test pour la Macronie.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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