Avant Macron, la sobriété de Mitterrand et Chirac pour leur deuxième investiture

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Jacques Chirac en 2002 et François Mitterrand en 1988  - Pierre GUILLAUD / Jack Guez
Jacques Chirac en 2002 et François Mitterrand en 1988 - Pierre GUILLAUD / Jack Guez

Le choix de la simplicité. Pour sa cérémonie d'investiture ce samedi après sa réélection, Emmanuel Macron a joué la carte de la sobriété, comme annoncé par ses équipes. Le chef de l'État met ses pas dans ceux de François Mitterrand et Jacques Chirac, qui avaient tous deux en 1988 et en 2002 opté pour un relatif dépouillement pour ouvrir leur second mandat.

En 1988, Mitterrand "fait dans la simplicité"

En 1981, François Mitterrand s'était mis en scène au Panthéon pour entamer son premier septennat. Sept ans plus tard, le socialiste choisit de se contenter d'une cérémonie à l'Élysée pour entamer son second mandat.

À peine 150 personnes sont présentes dans la salle des fêtes - contre 450 prévues ce samedi pour Emmanuel Macron, hors familles et proches. "Voyez, on a fait dans la simplicité", explique à l'époque François Mitterrand, cité par Le Monde.

"Certes, l'ambiance était très différente de sa première investiture où presque toutes les personnes qui ont voulu s'y rendre ont pu le faire. Mais il y avait quand même tout le banc et l'arrière-banc de la mitterrandie", nuance auprès de BFMTV la journaliste Christine Clerc, qui était présente.

Des artistes et du champagne

Parmi les invités, on aperçoit Pierre Mauroy et Laurent Fabius, ses deux anciens Premiers ministres mais aussi l'écrivaine Marguerite Duras, le comédien Daniel Auteuil et son beau-frère Roger Hanin. Jacques Chirac - battu quelques semaines plus tôt à la présidentielle - a bien été invité en tant que maire de Paris, mais il s'est fait porter pâle. C'est Jean Tibéri, alors son premier adjoint, qui le remplace.

Dans la droite lignée de sa campagne menée sur le thème de la France unie, le chef de l'État tient un discours placé sous le signe du rassemblement. "Par le cœur et par la raison, la France aspire à rassembler ses forces dans le respect de ses valeurs, des valeurs de la République. C'est sur ce thème que je me suis engagé devant le pays. Notre peuple l'a ratifié", avance-t-il.

"Si, au fond, c'était bien une fête, le président a eu la volonté de banaliser cette cérémonie, comme si sa réélection d'une certaine façon n'était qu'une simple formalité", analyse l'historien Michel Winock, auteur des Années Mitterrand.

La cérémonie se clôture au champagne, "avec un très beau buffet", sourit l'universitaire.

En 2002, une cérémonie d'un quart d'heure à peine

"Le protocole, tout le protocole, rien que le protocole." Pour sa deuxième cérémonie d'investiture en 2002, Jacques Chirac a fait passer le message à ses services. Réélu face à l'extrême droite, qualifiée pour la première fois au second tour de la présidentielle, le chef de l'État souhaite une cérémonie empreinte de gravité.

"Les circonstances étaient très particulières. Dès le soir du premier tour, il avait eu une réaction toute en retenue en tenant un discours au ton très solennel sur 'la cohésion de la Nation'. L'idée a été d'adopter le même esprit", décrypte le journaliste Philippe Goulliaud, qui couvre alors l'Élysée pour l'AFP.

L'ambiance est franchement morose à voir les visages figés des ministres et des représentants des corps constitués présents dans la salle des fêtes.

"Il y avait comme une ambiance digne du Musée Grévin", raconte le soir même au journal télévisé de France 2 Véronique Saint-Olive, alors rédactrice en chef du service politique de la chaîne.

Il faut dire que Jacques Chirac n'a convié aucun invité personnel, à l'exception d'Antoine Rufenacht, maire du Havre et directeur de sa campagne présidentielle.

Une fin à huis clos

Il profite aussi de l'occasion pour faire passer un message aux électeurs du Front national. "L'exigence du rétablissement de la sécurité est une exigence majeur de ce quinquennat", explique le président lors d'une très courte allocution.

Le chef de l'État se rend ensuite aux côtés de son nouveau Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, Christian Poncelet (RPR) et Raymond Forni (PS), sur le perron du parc de l'Élysée pour entonner la Marseillaise. La cérémonie s'achève à huis clos, dans les appartements privés du président.

Pour Emmanuel Macron, cette investiture samedi ne marque pas le début de son nouveau quinquennat: il faudra officiellement attendre la fin du premier, le soir du vendredi 13 mai à minuit.

Article original publié sur BFMTV.com

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