Avant PSG-Dortmund à huis clos, des milliers d’ultras accueillent le bus des joueurs

FOOTBALL - Ce 11 mars, le PSG accueille Dortmund au Parc des Princes pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. À cause de l’épidémie de coronavirus, la rencontre a lieu à huis clos. Mais les supporters ont quand même fait le déplacement, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus.

Il n’est pas 20h quand le bus des joueurs parisiens fend la foule bruyante des supporters, partis en cortège depuis la porte d’Auteuil derrière une banderole “Hasta la muerte” (jusqu’à la mort).

Fumigènes, chants, pétards, immenses drapeaux aux couleurs rouge et bleu du club et même un feu d’artifice: l’atmosphère des grandes soirées européennes est là, sous surveillance policière. 

Les ultras étaient des milliers à s’être donné rendez-vous aux abords du stade. Ils ont accueilli le bus des joueurs parisiens à la sortie du périphérique près de la porte d’Auteuil, et ont allumé des fumigènes rouges pour encourager leur équipe.

Ces images rappellent l’arrivée impressionnante (à voir ci-dessous) du bus des joueurs de l’Atlético Madrid lors de leur match contre Liverpool le 18 février.

Un sentiment d’injustice

Parmi les ultras, le sentiment “d’injustice” prédomine. “Ce n’est pas normal. Il y a des millions de personnes dans le métro chaque jour. Il faut faire comme en Italie, soit on arrête tout, soit on nous laisse entrer”, grogne Michel, habitué du Parc depuis les années 80.

D’autres remarquent que l’Allemagne a laissé se jouer mardi la rencontre entre Leipzig et les Anglais de Tottenham. “Pourtant, ils ont plus de 1000 cas positifs au coronavirus, comme nous”, peste François.

Après la “remontada” cuisante contre Barcelone en 2017 et le “comeback” de Manchester United l’an passé, au même stade des 8e, le huis clos sonne comme un nouveau coup du sort. “Tous les ans, on est des poissards”, soupire Nico.

“C’est une obligation, d’autres pays ont pris la même décision. Tant pis, on va les pousser même à distance”, philosophe Seck, 32 ans, venu du Sénégal à Paris pour quelques...

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