Avant les législatives, un dernier round Borne-Mélenchon dans le Calvados

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Jean-Luc Mélenchon se rend dans le Calvados pour le dernier round de son combat avec Élisabeth Borne. (Photo: via Associated Press)
Jean-Luc Mélenchon se rend dans le Calvados pour le dernier round de son combat avec Élisabeth Borne. (Photo: via Associated Press)

Jean-Luc Mélenchon se rend dans le Calvados pour le dernier round de son combat avec Élisabeth Borne. (Photo: via Associated Press)

POLITIQUE - Ils seront à 60 kilomètres l’un de l’autre. Jean-Luc Mélenchon, à Caen, et la Première ministre Élisabeth Borne à Vire, se livrent un duel à distance dans le Calvados, ce mercredi 8 juin, à quelques jours du premier tour des élections législatives.

Ce n’est pas un hasard si le chef de file des Insoumis, qui demande aux Français de le faire désigner chef du gouvernement en donnant une majorité à la Nouvelle union populaire écologiste et sociale (NUPES), organise son dernier grand meeting de campagne sur les terres convoitées par la nouvelle locataire de Matignon.

Accompagné par le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon aura l’occasion d’apporter son soutien au jeune candidat LFI Noé Gauchard, 22 ans, qui se présente justement face Élisabeth Borne dans la sixième circonscription. Un duel local aux enjeux nationaux, à l’heure où la campagne gagne en intensité et où les deux camps se rendent coup pour coup.

La majorité accélère

Les deux coalitions sont au coude-à-coude dans les intentions de vote, comme vous pouvez le voir à travers notre compilateur ci-dessous, bien que Ensemble!, la confédération qui réunit les soutiens du chef de l’État Emmanuel Macron, l’emporte en termes de projections de sièges dans la future Assemblée nationale, sans certitude cependant d’obtenir la majorité absolue fixée à 289 députés.

De quoi expliquer le coup d’accélérateur de la Macronie? Après les premiers résultats des circonscriptions des Français de l’étranger -la majorité y est talonnée par la gauche- les troupes d’Emmanuel Macron ont choisi d’en faire davantage dans la dernière ligne droite. Sur le terrain, comme sur le fond.

Alors que le pouvoir d’achat continue d’être le sujet de préoccupation N.1 des Français, Elisabeth Borne a annoncé, mardi, soit cinq jours avant le premier tour des élections législatives, qu’une aide sera versée ”à la rentrée” pour les ménages les plus modestes. Et ce, sous la forme d’un chèque alimentaire afin de faire face à la hausse générale des prix.

Le duel Borne - Mélenchon

Pendant que le président de la République descend (enfin) dans l’arène, en Seine-Saint-Denis, un département qui a massivement soutenu Jean-Luc Mélenchon en avril dernier, Élisabeth Borne doit tenir une réunion publique à Vire, ce mercredi, en fin d’après-midi.

Le terrain idéal -elle est donnée largement gagnante face à son challenger insoumis- pour continuer à s’en prendre au projet de la NUPES et aux récents propos de son leader, tout en détaillant ses récentes annonces.

Mardi, la cheffe du gouvernement n’a pas mâché ses mots à l’égard de Jean-Luc Mélenchon et de son expression “la police tue”, en référence à la mort de la passagère d’une voiture victime de tirs policiers lors d’un contrôle à Paris. “Je trouve très choquant la façon qu’(il) a de s’en prendre systématiquement à la police avec des propos totalement outranciers”, s’est-elle ainsi insurgée sur France Bleu à l’unisson de la Macronie, très offensive sur le sujet.

Seulement, depuis cette interview Élisabeth Borne, est elle même la cible d’une vague de critiques, à droite comme à gauche, pour avoir suggéré à une auditrice handicapée, qui l’interpellait sur sa situation, de reprendre une activité professionnelle. Avant de revenir sur ses mots.

“Elle humilie une femme en fauteuil”, s’est notamment insurgé Jean-Luc Mélenchon, en qualifiant celle dont il souhaite prendre la place à Matignon, de “technocrate brutale.” Gageons que ce mano a mano, ces échanges par médias ou micros interposés, va continuer ce mercredi en terre normande.

À voir également sur Le HuffPost: Stéphane Vojetta, le dissident LREM face à Manuel Valls aux législatives

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

LIRE AUSSI:

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles