Avant le débat LR, Darmanin et Attal jouent l'offensive sécuritaire

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Avant le débat LR, le gouvernement joue l'offensive sécuritaire (photo d'illustration de Gérald Darmanin prise en juillet 2020) (Photo: POOL New via Reuters)
Avant le débat LR, le gouvernement joue l'offensive sécuritaire (photo d'illustration de Gérald Darmanin prise en juillet 2020) (Photo: POOL New via Reuters)

POLITIQUE - Une histoire à deux voix. Gabriel Attal et Gérald Darmanin occupent le terrain médiatique ce week-end pour parler bilan et perspectives à cinq mois de l’élection présidentielle. Le porte-parole du gouvernement a promis, ce dimanche 21 novembre, de discuter “contrat social” et “immigration” dans la campagne présidentielle, affirmant “entendre” l’attente d’un “projet de société” sur les thèmes régaliens.

Quelques heures plus tôt, le ministre de l’Intérieur s’attachait à vanter le bilan sécuritaire, mais pas seulement, du quinquennat dans les colonnes du Parisien. Une façon de faire parler Emmanuel Macron, qui n’est pas encore officiellement entré dans la course à sa réélection, ou du moins son gouvernement, à l’heure où ces thèmes, déjà -très- présents dans le débat public, sont plus que jamais investis par les candidats des Républicains et de l’extrême droite. Ils devraient encore occuper une bonne partie du troisième débat organisé ce dimanche entre les différents prétendants au Congrès LR.

Darmanin en défense

Gérald Darmanin ne s’est d’ailleurs pas privé pour démolir les inclinations de son ancienne famille politique dans son interview dominicale. Le locataire de la Place Beauvau regrette que les candidats” calent leurs pas, non pas sur ceux de leurs pères, mais sur les pas de la droite extrême.”

Dans ces conditions, ajoute-t-il, “celui qui peut le plus inspirer l’électorat de droite, c’est Emmanuel Macron.” Car pour celui qui incarne la fermeté du gouvernement face aux “violences inacceptables” en Guadeloupe, le président de la République, pilonné par les candidats LR sur ces sujets-là, n’a pas à rougir de son bilan en matière de sécurité. Bien au contraire.

“Il n’y a pas de cocorico à faire mais je constate que la délinquance générale a baissé depuis 5 ans”, a ainsi fait valoir le ministre de l’Intérieur au Parisien, avant d’énumérer les chiffres: “25% de cambriolages en moins, deux fois moins de vols avec arme que sous les deux derniers quinquennats (...) 11% de moins de feux de véhicules cette année par rapport à une année 2020 qui, confinement oblige, avait déjà été extrêmement calme sur ce front.”

Un petit satisfecit, qui laisse de côté les mauvais indicateurs, sur la hausse des règlements de compte, par exemple, partagé par le porte-parole du gouvernement. “On aura des choses à dire et à proposer, et aussi, un bilan sur lequel on pourra s’appuyer”, expliquait-il, ce dimanche matin sur Europe 1, CNews et Les Échos. Selon lui, le gouvernement “a engagé sur ces sujets d’immigration, de sécurité, d’autorité, des mesures très fortes qui commencent déjà à produire leurs effets”.

Attal en attaque

Et ce n’est pas fini... Pour les “choses à proposer”, Gabriel Attal a évoqué l’enjeu “du renouvellement de notre contrat social” en évoquant “des tensions sur la question de l’autorité, depuis l’école jusqu’à des actes de délinquance que l’on constate dans un certain nombre de territoires.” “Évidemment que cette question-là sera au cœur de l’élection présidentielle”, a-t-il assuré, insistant également sur le thème de l’immigration.

“J’entends parfaitement que les Français déplorent que depuis un certain nombre d’années (...) on a du mal en France à faire appliquer nos règles en matière d’immigration”, a-t-il ainsi estimé, avant d’ajouter: “Nos règles, c’est quoi? C’est tout bête: c’est de dire que les personnes qui ont vocation à être accueillies en France doivent être intégrées. C’est-à-dire qu’elles doivent parler la langue, qu’elles doivent respecter nos lois et qu’elles doivent travailler, et que les personnes qui n’ont pas vocation à rester en France, elles soient reconduites à la frontière”.

Un discours de fermeté propice à rassurer ou convaincre la droite? Ses candidats rivalisent, depuis le début de leur campagne interne, de propositions radicales en la matière, entre moratoire, immigration zéro ou suppression du “droit du sol.”

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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