Pour les auxiliaires afghans de l'armée française, "l'espoir d'être appelé" pour "être évacué"

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Le "devoir et la dignité" de la France est de "protéger" les Afghans qui l'ont aidée et qui sont menacés par l'arrivée des talibans au pouvoir, a assuré Emmanuel Macron dans son allocution télévisée, ce lundi. Une déclaration évoquant directement la situation des auxiliaires afghans de l'armée française, dont le sort fait l'objet de polémiques depuis des années. Antoine Ory est membre du collectif d'avocats de l'association des interprètes et auxiliaires afghans de l'armée française. En contact permanent avec eux, il donne des nouvelles sur Europe 1 de "la grosse centaine de personnes" restés sur place. Un chiffre en évolution constante.

 

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"On leur a donné pour consignes de ne surtout pas sortir tant qu'ils ne sont pas appelés par la cellule de crise du Quai d'Orsay ou par des officiels français à Kaboul", précise l'avocat. "Ils sont cloîtrés chez eux, très inquiets et avec l'espoir d'être appelé pour être amené à l'aéroport et évacué vers la France."

"Une mort certaine"

"Ils sentent bien que si jamais ils n'arrivent pas à sortir de l'Afghanistan ils seront voués à une mort absolument certaine", ajoute Antoine Ory. "Ils savent très bien qu'en dépit des promesses des talibans ils seront pris pour des exemples et certainement exécutés." En effet, les talibans ont multiplié les promesses, assurant une amnistie aux fonctionnaires de l'Etat afghan ou déclarant que "la guerre était terminée" et qu'ainsi "tout...


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