Auvergne-Rhône-Alpes: la candidate Verte refuse de se ranger derrière Najat Vallaud-Belkacem

·2 min de lecture
Fabienne Grébert, tête de liste EELV pour les prochaines régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, le 16 mars 2021 à Lyon

La tête de liste EELV pour les prochaines régionales en Auvergne-Rhône-Alpes Fabienne Grébert "ne voit pas de raison" de se ranger derrière la socialiste Najat Vallaud-Belkacem, qui vient d'officialiser sa candidature.

"Pourquoi devrais-je me ranger derrière Najat Vallaud-Belkacem?", s'est interrogée Mme Grébert devant la presse mardi en marge de la présentation d'un projet de plan d'urgence pour la jeunesse de la région.

"Est-ce que la notoriété d'un candidat ou d'une candidate suffit à se ranger derrière lui ? Nous ne sommes pas dans la politique spectacle", a-t-elle martelé.

L'ancienne ministre socialiste, qui a officialisé samedi sa candidature à la présidence de la région dirigée depuis 2016 par Laurent Wauquiez (LR), ambitionnait de faire de ces régionales "le laboratoire de l'union de la gauche", mais les discussions avec les écologistes n'ont pas abouti en vue du premier tour.

Les écologistes d'Auvergne-Rhône-Alpes ont récemment proposé que Mme Vallaud-Belkacem soit tête de liste d'une gauche rassemblée sur la métropole de Lyon, mais les Verts tiennent à ce qu'au niveau régional ce rassemblement se fasse derrière Fabienne Grébert, leur candidate investie.

De son côté, le PS s'est dit prêt à se ranger derrière une tête de liste écologiste, mais à condition de peser d'un poids suffisant dans le futur exécutif. Sans résultat pour l'heure.

L'électorat de gauche sera convoité par une troisième liste, le Parti communiste et la France insoumise partant pour l'heure de leur côté à la bataille.

À défaut de s'entendre avec EELV, le PS a scellé un accord avec Cap21 et l'Alliance écologiste indépendante (AEI) pour le premier tour du scrutin en Auvergne-Rhône-Alpes, alors que ces mouvements font cause commune avec EELV dans d'autres régions, comme en Nouvelle-Aquitaine par exemple.

Delphine Batho, présidente de Génération Ecologie, est en revanche venue soutenir Fabienne Grébert fin février à Lyon, et l'ex-ministre Benoit Hamon (Génération.s.) lui a emboité le pas cette semaine.

"J'ai été celle qui a ouvert la porte à des discussions au mois de décembre. La porte est toujours ouverte; nos propositions de programme sont sur la table, libre aux autres acteurs de nous rejoindre et de nous soumettre leurs propositions", a affirmé Mme Grébert.

Dans la presse régionale samedi, la candidate PS avait aussi laissé la porte ouverte à un rassemblement "avant le premier tour". Sinon, "il y aura toujours le soir du premier tour", avait-elle ajouté.

En vue des régionales, la gauche est parvenue dans les Hauts-de-France à sceller un accord comprenant écologistes, socialistes, communistes et la France insoumise, mais cette alliance demeure une exception à l'échelle nationale.

Lundi, LFI a dénoncé le "sectarisme" et la "volonté de dominer" de la part d'EELV dans le Grand Est, après le refus des Verts d'ouvrir des discussions pour une liste de rassemblement.

ag/fga/nm