Autriche, Pays-Bas, Belgique: la tension monte en Europe face au retour des restrictions anti-Covid

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Ce week-end a vu une recrudescendescence des manfestations anti-restrictions prises contre le Covid-19 et de leur cortège de violences dans plusieurs pays européens. Des troubles ont éclaté en Autriche mais aussi à Bruxelles et dans plusieurs villes des Pays-Bas.

Certes, le Covid-19 agite l'actualité française et certaines rues du territoire. Les troubles perdurent en Guadeloupe - où 30 personnes doivent passer devant le tribunal de Pointe-à-Pitre ce lundi - dans le sillage d'une mobilisation anti-vaccination obligatoire des soignants, doublée d'un ras-le-bol social. Une situation qui menace d'ailleurs de faire tache d'huile en Martinique où un appel à la grève générale a été lancé. 

Mais chez certains de nos voisins, où la relance inquiétante de l'épidémie entraîne le retour de restrictions, la tension apparaît déjà bien plus forte. En Autriche, en Belgique et aux Pays-Bas, le week-end a été marqué par des rassemblements hostiles à ces dispositifs et par de nombreux heurts. 

· Trois nuits de violence aux Pays-Bas

La violence connaît un déchaînement particulier aux Pays-Bas, qui sort ce lundi de trois nuits de colère consécutives. Vendredi, quatre manifestants ont même été blessés à Rotterdam par des tirs de la police. 145 personnes ont d'ores-et-déjà été interpellées, si l'on tient compte de l'ensemble des interventions menées face aux mobilisations du week-end. 

26 personnes ont été arrêtées dimanche à Rotterdam lors d'un match de football du club local du Feyenoord, pour des débordements motivés par la crise sanitaire et les moyens pris pour la juguler, ou encore 15 personnes dans la commune de Rosendaal après l'incendie d'une école primaire. 

Des feux d'artifice, occasionnant des dégâts matériels, ont par ailleurs éclairé la nuit de Groningue, Tilburg, Leewarden, ou Enschede entre dimanche et ce lundi. 

La raison de ces échauffourées multiples s'explique par le retour, depuis la semaine dernière, du confinement partiel dans le pays - où les restaurants doivent également fermer dès 20 heures - et la perspective de voir certains lieux publics inacessibles aux non-vaccinés. 

· L'Autriche se reconfine et l'extrême droite mobilise

L'Autriche a déjà largement dépassé ce stade. Le pays, qui a enregistré une courbe de 981 nouveaux cas pour 100.000 habitants sur la semaine, se soumet à un reconfinement très strict à compter de ce lundi et jusqu'au 13 décembre au moins. 

Les seules exceptions au dispositif: l'école, le travail, les activités sportives ou les rendez-vous médicaux. Les autorités publiques ont par ailleurs annoncé que la vaccination serait obligatoire pour l'ensemble des citoyens dès le 1er février 2022.

Une volonté politique qui s'est heurtée ces derniers jours à l'animosité d'une partie de la société qui a manifesté son opposition, dans des conditions toutefois plus sereines qu'aux Pays-Bas. 

Ainsi, tandis que 6000 personnes se sont rassemblées en protestation dans la ville de Linz ce dimanche, 40.000 individus se sont réunis samedi à Vienne, à l'appel de la formation d'extrême droite du FPÖ (pour Freiheitliche Partei Österreichs, ou Parti libéral autrichien). 

Le taux de vaccination autrichien est relativement bas, avec seulement 66% de la population éligible pleinement vaccinée contre le Covid-19.

· 35.000 manifestants à Bruxelles et des heurts avec la police

La Belgique éprouve aussi un nouveau tour de vis sanitaire, face à une situation préoccupante. Une moyenne de 10.300 nouvelles infections quotidiennes a été recensée tout au long de la semaine écoulée. 

Dans la rue, la contestation monte. Dimanche, à Bruxelles, la police a compté 35.000 manifestants rassemblés notamment contre la systématisation du télétravail et l'extension du port du masque. 

Et l'événement a là aussi dégénéré. Deux policiers ont été blessés, et un manifestant a du être évacué en ambulance. 

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Covid: l'Autriche se confine, la colère gronde en Europe

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