Autriche: ce que l'on sait du profil de l’assaillant de l'attaque à Vienne

·2 min de lecture

Quatre personnes ont été tuées, selon les services médicaux, dix-sept personnes sont toujours hospitalisées et, parmi elles, sept blessées graves. L’attaque, qui a été revendiquée par le groupe EI, s’est produite en plein cœur de la capitale autrichienne, près d’une importante synagogue et de l’opéra de Vienne. Les autorités ont confirmé ce matin, mardi 3 novembre, que l’assassin était un sympathisant du groupe État islamique. On en sait davantage désormais sur son profil.

L'Autriche a observé ce mardi une minute de silence pour rendre hommage aux victimes des fusillades de la nuit dernière, et un deuil national de trois jours a été décrété.

On sait que l’homme âgé de 20 ans, Kujtim Fejzulai, avait déjà été condamné à 22 mois de prison pour appartenance à une organisation terroriste, selon des informations communiquées par le ministre autrichien de l'Intérieur, Karl Nehammer.

► À lire aussi : Autriche: une attaque dans le centre de Vienne fait plusieurs victimes

L’assassin avait tenté de se rendre en Syrie pour rejoindre l'organisation État islamique (EI). Condamné le 25 avril 2019, il avait été libéré le 5 décembre, après un peu plus de sept mois de détention. Toujours selon le ministre, il aurait réussi à « tromper » le programme de déradicalisation.

On sait également qu'il avait la double nationalité autrichienne et nord-macédonienne. Pour agir, il était équipé d'une arme d'épaule automatique, mais aussi d'une arme de poing, d'une machette et d'une ceinture explosive factice, toujours selon les précisions du ministre.

Un assaillant isolé ?

Cet homme a-t-il agi seul ? Il n’y a pas de certitude sur ce point pour l'instant mais un millier d'officiers de police ont été déployés dans Vienne pour tenter d’identifier d’autres agresseurs ou complices. À ce stade, il n'y a pas de preuve de l'existence d'un deuxième assaillant, a déclaré Karl Nehammer. Le visionnage des vidéos des lieux du crime n'a pas permis de confirmer qu'un second suspect a participé à l'attaque.

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs annoncé l'interpellation de 14 personnes et 18 perquisitions dans le pays en lien avec les attaques.

Le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, a déclaré ce matin au sujet de l'attaque : « Il ne s'agit pas d'un différend entre chrétiens et musulmans ou entre Autrichiens et migrants. Il s'agit d'une lutte entre civilisation et barbarie ». De son côté, le président de la République français, Emmanuel Macron, s'est rendu mardi 3 novembre à l'ambassade d'Autriche, à Paris, pour apporter « son soutien inconditionnel au peuple autrichien » et appeler à une réponse européenne contre « des ennemis qui s'attaquent à ce qu'est l'Europe ».