Autriche : face au terrorisme, le temps de l'innocence est révolu à Vienne

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Dans les années 1970, le Pape Paul VI avait surnommé l’Autriche "l’île des bonnes âmes". Depuis lundi et l’attentat dans le centre-ville de Vienne, qui a coûté la vie à quatre personnes et fait 23 blessés, l’expression ne vaut plus. Pour la première fois en trente-cinq ans, la si paisible capitale autrichienne a connu sa première attaque, rejoignant Madrid, Londres ou Paris dans la liste des capitales européennes endeuillées par le terrorisme islamique. L’enquête sur l’assaillant, Fejzulai Kujtim, Autrichien de 20 ans possédant également un passeport de Macédoine du Nord, se poursuit toujours dans le pays et en dehors, puisque des perquisitions ont été menées dans trois villes d’Allemagne et que deux hommes ont été interpellés en Suisse. Ainsi celui qui avait fait allégeance au groupe État islamique était-il loin d’être inconnu des services de renseignement autrichiens.

Arrêté en Turquie en 2018 alors qu’il tentait de rejoindre Daech en Syrie, il avait été renvoyé en Autriche. Condamné à vingt-deux mois de prison en avril 2019 mais déjouant les programmes de déradicalisation, il avait été libéré de façon anticipée au mois de décembre. Une procédure de déchéance de sa nationalité autrichienne – les doubles nationalités sont rares en Autriche – n’avait pas aboutie. Autre défaillance : en juillet, les services slovaques avaient signalé que Fejzulai Kujtim avait tenté d’acheter des munitions. Il est enfin apparu que le terroriste avait été en contact avec des personnes surveill...


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