Autriche : au moins un passant tué et plusieurs personnes blessées dans "une attaque terroriste répugnante" à Vienne

Des fusillades à Vienne ont fait au moins un mort et plusieurs blessés, dont un policier, a annoncé, lundi 2 novembre, la police de la capitale autrichienne. L'attaque a débuté aux alentours de 20 heures près d'une importante synagogue du centre-ville et s'est déroulée dans six lieux différents à proximité du lieu de culte. Parmi les "suspects armés de carabines", l'un a été tué par les forces de l'ordre, selon la police. Des assaillants sont "en fuite et lourdement armés", a affirmé le ministre de l'Intérieur, Karl Nehammer, en début de nuit. "Je ne limite pas cela à la région de Vienne car ils sont mobiles", a-t-il ajouté à la télévision, exhortant les habitants à rester enfermés chez eux jusqu'à nouvel ordre. Le rabbin de la synagogue, fermée au moment des faits, raconte avoir "entendu des coups de feu en bas, puis j'ai regardé par la fenêtre et j'ai vu l'attaquant courir vers différents bars et restaurants alignés dans notre rue. Les gens s'enfuyaient et j'ai vu un ou deux assaillants qui les pourchassaient partout dans la rue."Un autre témoin, interrogé sur une chaîne de télévision, a dit avoir vu "courir une personne avec une arme automatique, qui tirait sauvagement". La police est alors arrivée sur les lieux et a riposté, un troisième témoin faisant état "d'au moins 50 coups de feu". Les forces de l'ordre ont bouclé une grande partie du centre-ville, où le métro a cessé de marquer ses arrêts habituels, et les Viennois sont invités à éviter les lieux publics. L'Autriche dénonce "une attaque terroriste" "A ce stade, je peux vous confirmer que nous considérons qu'il s'agit apparemment d'une attaque terroriste", a réagi le ministre de l'Intérieur, Karl Nehammer, précisant que cette fusillade était toujours en cours au début de la nuit. Peu après 23 heures, le chancelier Sebastien Kurz a condamné "une attaque terroriste répugnante" et promis que "nous ne nous laisserons jamais intimider par le terrorisme". Le chef du gouvernement a annoncé le déploiement de l'armée dans la capitale afin de soulager la police de ses missions de protection de bâtiments et lui permettre de se consacrer à la traque des assaillants. "A ce stade, il n'est pas possible de dire si la synagogue était visée", a réagi le président de la Communauté israélite de Vienne. L'attaque s'est déroulée alors que le lieu de culte était fermé, à quelques heures d'un nouveau confinement imposé en Autriche. "Nous ne céderons rien", martèle Macron "Nous, Français, partageons le choc et la peine du peuple autrichien frappé ce soir par un attentat au cœur de sa capitale, Vienne. Après la France, c'est un pays ami qui est attaqué. C'est notre Europe. Nos ennemis doivent savoir à qui ils ont affaire", a déclaré Emmanuel Macron sur Twitter. "Nous ne céderons rien", a-t-il ajouté, reprenant l'expression qu'il avait employée après l'attaque contre la basilique Notre-Dame de Nice qui a fait trois morts jeudi dernier.De son côté, l'Union européenne "condamne avec force" les fusillades mortelles lundi soir à Vienne, un acte qualifié de "lâche" par le président du Conseil européen, Charles Michel. "Partout sur notre continent, nous sommes unis contre la violence et la haine", a pour sa part réagi le président du Parlement européen, l'Italien David Sassoli. En 1981, deux personnes avaient été tuées et 18 autres blessées lors d'une attaque perpétrée par deux Palestiniens devant la même synagogue. En août dernier, les autorités autrichiennes ont arrêté un réfugié syrien de 31 ans soupçonné d'avoir préparé une attaque contre le chef de la communauté juive de Graz, la deuxième ville du pays.