Autriche: les accidents mortels se multiplient sur les pistes, le manque de neige en cause

Des skieurs descendant une piste de neige artificielle le long des prairies et des maisons à Riezlern, en Autriche, le 30 décembre 2022. - JFK / EXPA / APA / AFP
Des skieurs descendant une piste de neige artificielle le long des prairies et des maisons à Riezlern, en Autriche, le 30 décembre 2022. - JFK / EXPA / APA / AFP

Un manque de neige aux conséquences tragiques. En Autriche, treize personnes ont perdu la vie sur les pistes de ski depuis que celles-ci ont ouvert le 1er novembre, rapporte le journal L'Alsace. En cause, le manque de neige sur les pistes depuis le début de la saison et particulièrement depuis le redoux des températures qui s'est installé dans une partie de l'Europe fin décembre.

Cinq des treize victimes sont d'ailleurs mortes sur une seule semaine, entre le 25 décembre et le 1er de l'An: une jeune Néerlandaise de 12 ans a perdu la vie après avoir violemment heurté un arbre le 25 décembre dans la vallée du Zillerta et un vacancier belge de 47 ans est décédé le 27 décembre à Sankt-Anton am Arlberg, village historique du ski alpin.

Le lendemain, deux Allemands de 17 ans ont été retrouvés morts après une chute sur une piste de Kitzbühel et une autre skieuse néerlandaise a succombé à une chute sur le glacier d'Hintertux le 1er janvier.

Plus de décès que les années précédentes

Treize décès depuis le début de la saison, c'est deux fois plus que la moyenne des années passées. Si le nombre total de blessés est quant à lui légèrement en baisse, le nombre de blessés graves est lui plus élevé.

Les autorités évoquent le manque de neige fraîche sur les bordures de piste, qui permet d'habitude d'amortir les potentielles chutes.

D'autres raisons sont également évoquées comme le verglas, là encore dû aux températures douces car c'est à présent de la pluie qui tombe sur les neiges qui persistent au sol et qui gèle. Dernier élément qui peut participer à expliquer cette surmortalité: les pistes autrichiennes ont été très fréquentées dernièrement.

Article original publié sur BFMTV.com