Une autre idée du monde (France 5) Bernard-Henri Lévy : “À quoi bon la mémoire si elle n’éclaire pas le présent ?”

·1 min de lecture

Pourquoi avoir choisi de profiter du confinement pour rendre compte de la misère « aux portes de chez nous » ?

Bernard-Henri Lévy : Avec Marc Roussel, mon coréalisateur, nous avons commencé à travailler sur ce film quelques jours avant le début de la pandémie, et nous avons décidé de continuer malgré tout. Parce qu’un intellectuel n’est jamais plus dans son rôle que lorsqu’il parle de ce dont les autres ne parlent pas. Le confinement des corps, d’accord, mais le confinement des regards et des esprits, non !

Ici, il est question de devoir de mémoire, mais aussi, et surtout, d’urgence du présent ?

Exactement. Le devoir de mémoire n’a de sens que lorsqu’il débouche sur une possibilité d’engagement. À quoi bon la mémoire si elle n’éclaire pas le présent, si elle ne permet pas de tirer des leçons du passé ?

Dans ce film, il y a des moments particulièrement émouvants, comme celui où vous rendez visite à des enfants de soldats de Daech. Y avez-vous trouvé un peu d’espoir ?

Ces enfants sont considérés par la communauté internationale comme des damnés. Ils sont la figure même du désespoir. On ne peut pas les assimiler, sans autre forme de procès, aux fautes de leurs pères.

À lire également

VIDEO - ... Lire la suite sur Télé 7 Jours

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles