"Autoritaire" et "un peu bizarre" : le parcours politique de Rémy Daillet-Wiedemann, soupçonné d'avoir participé à l'enlèvement de Mia

Mathilde Lemaire
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Rémy Daillet-Wiedmann est soupçonné par le procureur de la République de Nancy d'être "l'animateur" de la "mouvance" des ravisseurs de la petite Mia. Figure de la mouvance complotiste, l'homme de 55 ans, désormais visé par un mandat d'arrêt international, il a suivi un parcours politique original.

>> Enlèvement de Mia : qui est Rémy Daillet-Wiedemann, soupçonné d'être lié aux ravisseurs de la fillette ?

Rémy Daillet-Wiedmann est le fils d'un ex-député centriste de la Manche. Un pedigree qui va l'aider en 2008, à la création du MoDem, où il faut élire des présidents de fédérations. Apparu comme cultivé, intelligent, plein d'assurance, Rémy Daillet-Wiedmann prend la tête de la fédération de Haute-Garonne à Toulouse. Mais très vite, le personnage se fait remarquer. Il évoque son engagement passé auprès des Croates dans la guerre d'ex-Yougoslavie. Plus tard, pour soutenir des syndicalistes de l'usine Molex, près de Toulouse, il se lance dans une grève du froid. Le jeune homme politique va donc rester en chemise dans sa voiture en plein hiver. Les ouvriers eux-mêmes seront peu convaincus de la démarche.

"Il a été très rapidement en butte avec les décisions du mouvement."

Marc Fesneau

à franceinfo

Au fil des mois, son comportement dérape et les remontées à Paris se font de plus en plus fréquentes. "C'était quelqu'un qui voulait être un leader", se souvient Marc Fesneau, cadre du ModDem et aujourd'hui ministre chargé des Relations avec le Parlement français. "Il y avait une espèce (...)

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