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Autonomie de la Corse : que signifie l’accord entre l’État et les élus ?

Ce lundi 11 mars, Gérald Darmanin a tenu à rassurer. « Il n'y a pas de séparation de la Corse avec la République », a déclaré le ministre de l’Intérieur, à l'issue d’un diner de travail avec des élus de l'île de beauté. Cette discussion a conduit à un accord préliminaire sur un projet « d'écriture constitutionnelle » qui prévoit « la reconnaissance d'un statut d'autonomie » de l'île et dans laquelle « les lois et règlements peuvent faire l'objet d'adaptation. »

Gilles Siméoni, président autonomiste du conseil exécutif de Corse, a considéré cet accord comme un « pas très important » vers l’autonomie, tout en restant prudent quant à la concrétisation de ce projet. « C'est une avancée très significative, même si elle n'est pas encore définitivement acquise », souligne-t-il au JDD. Il pointe deux défis majeurs : l'approbation de l'assemblée de Corse et la persuasion des parlementaires nationaux.

Fixer ses propres règles dans différents domaines

Mais alors, concrètement, comment se traduirait une autonomie de la Corse ? Après la consultation des députés et des sénateurs, l'île pourrait, d'ici quelques années, fixer ses propres règles en matière d’urbanisme, de droit de succession, de coopération transfrontalière, de santé ou encore d'éducation.

Par exemple, l'île de beauté pourrait donner plus d'importance à la langue corse. « Le statut de la langue est un sujet, soutient auprès du JDD Jean-Félix Acquaviva, député nationaliste. On aimerait optimiser son enseignement car ce ...


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