Automobile : Renault se sépare des fonderies de Bretagne

Les fonderies de Bretagne sont à vendre. Le groupe français Renault lâche l’entreprise bretonne de 350 salariés. La direction s’est expliquée le jeudi 11 mars, avec un communiqué. “Le site n’est pas assez rentable. Le Groupe Renault cherche un repreneur qui paraît plus à même de pérenniser les activités et les emplois", peut-on lire notamment. Production de pièces automobiles Devant l’usine, vendredi 12 mars, le coup est dur à encaisser pour les ouvriers syndiqués à la CGT. “Pour moi, on peut toujours rester une filiale Renault”, assure un salarié. “On est performant, on fait des pièces nickel. Là, du jour au lendemain, on cherche un repreneur”, s'étonne un autre. Les fonderies de Bretagne produisent des pièces détachées automobiles. Acheté par Renault en 2009, le site breton n'était a priori plus une priorité, avait prévenu le PDG. Mais face à la mobilisation en mai 2020, les salariés pensaient avoir gagné. Neuf mois plus tard, tout est à refaire.