Automobile : les garagistes, victimes collatérales de la crise sanitaire

Derrière un semblant d'activité, un carrossier de Toulouse (Haute-Garonne) ne répare plus qu'une quinzaine de véhicules par semaine, contre 25 avant la crise sanitaire. Entre les différents confinements et la généralisation du télétravail, le trafic routier a enregistré une baisse de 70 %. Moins de circulation signifie moins d'accrochages, et moins d'accidents. Aussi, l'activité a chuté de 50% dans certains garages. Beaucoup d'automobilistes reportent par ailleurs les dépenses liées à leur véhicule. Une crise qui pourrait être fatale En conséquence, le planning du garagiste rencontré par France Télévisions est clairsemé. Là où il fallait plus d'un mois pour obtenir un rendez-vous, quelques jours suffisent désormais. "Dès qu'un client arrive, on attrape, on verrouille et on le met dans le planning la semaine prochaine", plaisante une assistante dans un garage. Pour la Fédération Française de Carrosserie, cette crise sanitaire pourrait être fatale aux garages les plus endettés. Au-delà des carrossiers, toute la filière automobile est concernée. Après une année difficile, 75% des professionnels de l'automobile expriment des inquiétudes quant à leur avenir.