Automobile : vers une disparition des garages dans les centres-villes ?

Dans les villes où le prix de l’immobilier flambe, les petits garages se font de plus en plus rares. Les terrains sont convoités par les promoteurs immobiliers. C’est le cas à Bordeaux (Gironde), où, depuis plus de 20 ans, Marie-Valentine Roy, gère une carrosserie qui emploie sept salariés. Une surface de 800 m2, en plein quartier huppé et qui attire les convoitises. Les sollicitations se multiplient. "Ce sont des sociétés qui veulent acheter le terrain, ça arrive une à deux fois par mois", raconte-t-elle, en montrant un courrier récemment reçu. 75 % des garages de Bordeaux auraient cédé leurs entrepôts Malgré des propositions plutôt alléchantes, qui dépassent le million d’euros, Marie-Valentine s’accroche à la tête de son entreprise. "On est en centre-ville, donc on a un contact de proximité avec la clientèle. Je ne me verrai pas vendre ici et aller monter une carrosserie dans une zone industrielle, ça ne me plairait pas", poursuit-elle. Mais contrairement à elle, beaucoup de propriétaires ont fini par vendre. À Bordeaux, près de trois quarts des garages auraient cédé leurs entrepôts.