Automobile : les concessionnaires souffrent de la crise sanitaire

Dans un garage de Pontarlier (Doubs), pas un seul client n'est présent samedi 14 novembre. Avec le confinement, le magasin est fermé au public. Seules les ventes à distance et les livraisons de véhicules sont autorisées. "On essaie, forcément, on a notre âme de vendeur qui ressort. Mais, aujourd'hui, vendre une voiture ne serait-ce qu'à 10 000 ou à 20 000 euros uniquement sur photo, uniquement au téléphone, c'est très dur", déplore Fouad Saidi, vendeur et directeur concessionnaire. Des commerciaux au chômage partiel La situation est identique chez un autre professionnel de l'automobile, dont les trois quarts des commerciaux se retrouvent au chômage partiel. Pour le directeur, Fabrice Ligier, l'incompréhension domine. "J'ai l'espace, on a 600 mètres carrés, si un client pousse la porte, il ne sera pas en contact avec une foule", confie-t-il. Avec des magasins qui tournent au ralenti, et un carnet de commandes qui fond à vue d'œil, les concessionnaires espèrent éviter la fermeture des usines automobiles. Lors du premier confinement, plusieurs sites avaient été contraints de cesser leur activité pendant près d'un mois et demi.