Autisme Asperger : en finir avec les préjugés

La rédaction d'Allodocteurs.fr
Julie Dachez, a 33 ans. Elle est autiste Asperger. Sa difference invisible, elle a decide de la mettre au service de ceux qui n'ont pas voix au chapitre.

Comme Marguerite, le personnage de sa bande dessinée (La différence invisible, Delcourt, 2016) Julie a longtemps été enfermée dans sa bulle. Etrangère à un monde dont elle s’est toujours sentie exclue. Mais Julie fait tout pour sauver les apparences. Les autres, elle les imite sans les comprendre. Elle ne saisit pas les subtilités de leurs échanges, le double le sens, le second degré. Ce qui est naturel pour tout le monde lui échappe. « C’est comme une gymnastique intellectuelle permanente. Il faut essayer de comprendre. Ai-je bien compris ce qu’a dit l’autre ? Ai-je bien répondu ? Souvent le soir au moment de me coucher, je me refais tout le film de la journée. C’est vraiment une intellectualisation des interactions sociales. Les autres, n’ont pas besoin de faire tout ça. C’est très intuitif pour eux », explique la jeune femme.

Biais de genre : les femmes sous-diagnostiquées

Sur la toile, Julie cherche des réponses à son mal-être, se retrouve dans de nombreux témoignages, et réalise enfin, à 27 ans pourquoi elle se sentait si différente. Après des mois d’attente, elle passe la porte d’un Centre Ressources Autisme qui confirme le diagnostic : Julie est bien autiste Asperger.« On pourrait se dire qu’à 27 ans, c’est dur à encaisser. Mais je ne l’ai pas vécu comme ça. C’était une libération ! Enfin, j’avais la réponse à mes questions ! Le problème ne venait pas de moi. C’est juste que je fonctionnais différemment. J’ai appris à adapter ma (...)

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