Comment authentifier un chef-d’œuvre ? Un nouveau Raphaël sort de sa cachette

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Léa Simone Allegria, écrivaine et auteure du "Grand Art" (Flammarion), s'arrêtera régulièrement sur une œuvre qui fascine – pour de bonnes ou de moins bonnes raisons – et façonne l'art. Cette semaine : la Madone aux œillets, un tableau qui pourrait être un Raphaël inédit, une affaire dévoilée par nos confrères de Nice Matin.

C’est un petit tableau de 56,5 x 48,5 cm, usé par les siècles, et dont l’auteur illustre serait mort il y a exactement 501 ans.La Vierge est assise dans un intérieur sombre, près d’une fenêtre, et dehors la pleine lune annonce la fin du jour. Les collines au loin sont creusées selon la perspective atmosphérique mise au point par Léonard de Vinci, et d’ailleurs toute la composition reprend l’une de ses œuvres de jeunesse, la Madone Benois (Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg). La taille du tableau, à peine plus grand qu’un Livre d’Heures, le destinait sans doute à la prière privée.La Vierge porte son traditionnel habit bleu et l’Enfant potelé joue sur ses genoux ; l’intérieur et la lourde draperie derrière eux montrent l’influence des maîtres nordiques – mais l’artiste distille dans cette scène d’intimité une tendresse nouvelle, infinie, portée par les regards de ses deux personnages. Ce ne sont plus des Saints mais une mère et son fils dont on est témoins de l’harmonie presque idyllique. Et pourtant dans leurs mains on retrouve l’un de ces symboles en apparence inoffensifs, à l’instar des grenades, des pommes ou des rouges-gorges : ici des...

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