Autel maternel

Libération.fr

Philippe Labro fait le portrait de sa mère, ex-«enfant-valise»

Philippe Labro revient, dans Ma mère, cette inconnue, sur la vie de ses parents, dont il a déjà amorcé l’histoire en 1990 dans le roman le Petit Garçon. Cette fois, il raconte en adulte, et non plus avec un regard d’enfant. Il a enquêté autant qu’il a pu, afin de lever les secrets de celle que tout le monde connaissait sous le nom de Netka, et qui se livrait peu. Il célèbre la tendresse de sa mère et «l’extraordinaire gaîté optimiste» qui a tempéré le sombre caractère de son mari. Ils s’étaient rencontrés à une partie de bridge. Ils avaient vingt ans de différence. Elle était à peu près orpheline. Conseiller juridique et fiscal, M. Labro père avait une belle situation, était du genre Bel Ami et n’aurait jamais pensé fonder une famille. Ce fut visiblement un mariage heureux.

D’où venait-elle ?

«Netka était la fille - bâtarde - d’un potentat polonais, le comte Henryk de Slizien dont la famille avait appartenu depuis le XVIe siècle à cette caste de "magnats" qui possédaient d’immenses parties du territoire de la Biélorussie.» Henryk eut deux enfants avec une institutrice française, Henri et Henriette, dite Netka, née à Dresde. Dans un premier temps, leur mère, Marie-Hélise, les met en pension et les confie à une dame nommée Manny, à Genève. Netka a 9 ans quand sa mère revient les chercher, pour les envoyer à Versailles chez une autre dame, qui remplira si bien ses devoirs qu’elle adoptera Henri, et restera la fidèle «Marraine» de Netka. Le comte a longtemps assuré la pension de ses enfants naturels, puis il est mort. Marraine a continué à s’occuper de ces enfants devenus grands. De l’itinéraire de l’«enfant-valise», Philippe Labro retient une maxime : «Moins tu as été aimée, plus tu as été abandonnée, plus tu aimeras, plus tu accueilleras.» Il en fait «la vérité» de Netka. Arrivé dans son récit au moment où il prend le train avec sa mère à destination d’un sanatorium, où il devient donc à son tour (...) Lire la suite sur Liberation.fr

Tourneur de pages
L’irrévérent Topor 2017, année de célébration
romansessaisphilosophierevue
La vieille dame et la mort
MIchel et Jean-Pierre Ohl, frères d’encre

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages